Les Terres de Neïdrilh
Bonjour à toi, ô nouvel arrivant ! Tu viens d'arriver sur les Terres de Neïdrilh, un monde où se mêlent créatures fantastiques et terrifiantes, une certaine magie et des paysages fascinants... Ambiance conviviale et nouvelle intrigue lancée, n'hésitez pas à venir faire connaissance et à vous lancer dans cette aventure extraordinaire.
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La requête du Vent de l'Ouest.

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MessageSujet: La requête du Vent de l'Ouest. Sam 22 Déc - 20:50

    Moins d'un an en arrière...

    Le soleil venait de poindre l'horizon quand Zéphyr se leva. Il avait très peu dormi la nuit d'avant, ayant découvert près de dix ans trop tard son nom véritable, ainsi qu'un don qu'il ne soupçonnait pas, celui de communiquer avec les esprits via une transe pour le moins perturbante. Il avait été investi d'une mission par l'un deux, gigantesque ombre mêlée de brume : celle de devenir le Gardien de l'Ouest. Après réflexion, il était clair que l'Ethéré faisait référence au poste de Chaman du Temple de l'Ouest. Après avoir avalé quelques scones aux raisins, et une infusion tonifiante dont il tenait la recette d'une vieillarde qui vivait à la lisière de la Forêt de l'Oubli, il partit pour le Palais d'Idiamanth.

    Il avait le coeur compressé par une sorte de stress naturel. Zéphyr détestait l'autorité, en bon vagabond qu'il était. Il portait le nom d'un vent, et les vents sont libres d'aller où ils le désirent, de causer les dégâts ou de balayer les ennemis selon leur gré. S'il devenait Chaman, il serait directement sous la coupe de plusieurs personnes, dont celui qu'il allait rencontrer. Pourtant, c'est avec une sorte de résignation à peine forcée qu'il franchit les portes du palais. Il savait qu'il ne pouvait de toute manière pas aller contre son destin, que c'était à la croisée des chemins. Il se sentait redevable aux esprits de l'avoir accompagné lors de ses périples.

    Il arriva dans le hall d'entrée. Ses yeux se posèrent sur l'intérieur du palais, qui était à la mesure de sa réputation. Il y régnait un calme olympien, qui lui était particulièrement agréable. Il songea à nouveau aux esprits. Le Vent de l'Ouest était persuadé à présent qu'ils avaient toujours suivi ses pas. Qu'ils avaient tracé sa route. Lui qui avait toujours eu une spiritualité exacerbée, voyant dans toute chose une vie, une âme, un dialogue possible, tactile ou oral, simplement mental, cela lui venait naturellement. Zéphyr ferma les yeux un court instant, et murmura :

    - Que mes pas suivent le chemin que vous tracez pour moi.

    Et il attendit là, qu'on l'appelle à rencontrer le chef de son clan.

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MessageSujet: Re: La requête du Vent de l'Ouest. Sam 22 Déc - 21:27

Cette nuit, Gïlh'Or fit un drôle de rêve. Il ne le comprenait pas bien, car aucun visage et aucun décor précis s'étalaient sous ses yeux oniriques. Il lui semblait plutôt être au centre d'une tornade, mais lente et douce, une tornade constituée d'âmes - car cette tornade parlait, chantait, sans que cela ne soit désagréable. Puis, un corps sans identité mais écarlate s'était écarté de l'ouragan. Une immense chaleur se dégageait de cette forme humanoïde et sans matière. Un simple mot lui échappa, « Je suis là », et Gïlh'Or s'éveilla.

Il regarda par la fenêtre et vit que les rayons déchiraient déjà le ciel, l'embrasant d'or, de rose, et d'une couleur peu habituelle : de rouge. Le rouge était normalement au coucher du soleil, au crépuscule, non à son lever, et aussi déchirant qu'une éclaboussure de sang sur un mur. Là, il était vif, mais enrobé d'or et de rose, sur un fond de bleu éclatant. Ébloui par un tel spectacle, Gïlh'Or se perdit les yeux dans ce ciel magnifique, ses prunelles écarquillées. Que la nature était belle. Il désirait vraiment explorer ce monde, dont il n'avait découvert que si peu d'endroits. Il n'avait même qu'entrevu l'océan... On racontait des choses tentatrices sur les paysages des plages, sur la façon qu'avait le soleil de colorer la surface de cette étendue d'eau salée. Il resta longuement à contempler cette image qui restera certainement gravée à jamais en sa mémoire. Puis, il sentit un pincement au cœur, une drôle de sensation lui parcourut l'échine, tel un frisson, mais plus agréable tout en étant plus fort. Ce rêve, ce ciel, cette sensation. Coïncidence ? Quelque chose lui dit alors de ne pas tarder pour descendre. Il s'habilla, quitta ses appartements, passa devant un majordome qui lui apportait son petit-déjeuner et qui essaya de savoir s'il devait le déposer dans son salon, sa chambre ou ailleurs, Gïlh'Or lui répondit à la va-vite de le laisser dans son salon puis dévala les escaliers.

Il ne comprenait pas. La descente de ces nombreuses marches lui sembla être une éternité. Une éternité où il aurait pu mourir, comme ça, par ennui et par lassitude. Toute sa vie lui parut fade et si éphémère. Il courait toujours, et ses pensées se brouillaient, se coloraient. Elles se teintaient comme le ciel, d'un rouge vermeil sans pareil. Son cœur manquait de rompre ses cotes, d'en sortir, et de le laisser là, se vider de son sang. Il battait aussi vite que le galop d'un cheval fou. Il ne se sentait pourtant ni paniqué, ni énervé ; plutôt impatient. Mais de quoi ? Repensant à son rêve, il revit cette silhouette écarlate sous ses paupières, puis sentit un vent léger lui caresser sa joue mangée par une barbe de quelques semaines.

Gïlh'Or rouvrit les yeux. Il était en bas des escaliers et se retrouvait dans le hall d'entrée du palais. Là, en face de lui, à une dizaine de mètres, se trouvait un jeune homme dont le visage lui était totalement inconnu. Frêle, toutefois bien planté sur ses pieds, vêtu étrangement, l'étranger avait les cheveux flamboyants. Un feu semblait être né sur son crâne et enflammer tout autour de lui. Intrigué, Gïlh'Or se rapprocha de lui, un point d'interrogation formé par ses sourcils, ainsi qu'un brin de méfiance. D'une voix sèche et dure, il demanda au jeune rouquin :

« Qui es-tu ? Je n'ai aucune visite de prévue aujourd'hui. Que viens-tu faire ici ? »

Gïlh'Or essayait de ne pas faire le lien entre son rêve, le ciel matinal et son étrange impression lors de la cavalcade dans les escaliers. Tout simplement parce qu'il ne croyait pas aux prémonitions, aux messages de la nature et ce genre de choses. C'était pour les chamans, ça. Lui, il n'avait pas été élevé pour avoir la tête dans les nuages, mais bien pour avoir les pieds sur terre. C'est donc avec suspicion qu'il continua de fixer le garçon roux, les bras croisés sur sa large poitrine.

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MessageSujet: Re: La requête du Vent de l'Ouest. Sam 22 Déc - 21:51

    Zéphyr resta un instant à regarder le chef du clan Câmrân, légèrement perturbé par ce ton sans appel.

    - Je... Euh...

    Gilh'Or lui paraissait plus impressionnant que les glûtums qu'il avait du affronter avec l'ermite Alidrielle, peut-être parce que de lui dépendait que la destinée du Fils de l'Ouest soit accomplie, tel que le souhaitait l’Éthéré. Toutefois, les battements de son coeur se firent soudain plus lents, sa vision devint trouble. Il sentit en lui s'insuffler une énergie nouvelle, chaude, lumineuse, comme une boule au creux du ventre, une flamme qui se tendait comme un arc de ses pieds à sa tête. Et il sut tout à coup quoi dire. Il sentit les mots venir à sa bouche comme un train fou. Sans panique, d'une voix calme et imprégnée d'un mystique qui ne virait pas au glauque, les phrases sortirent comme des serpents de satin.

    - Hier, dans la plaine Maorh, les esprits vinrent à moi, parlant d'un héritage, d'une lignée. La vôtre.

    Ses yeux étaient imprégnés d'une expression dure. Zéphyr semblait tout à coup ne plus être aussi frêle qu'il tendait à l'être. Une sorte d'énergie immense se dégageait de lui, comme si en lui était activée un mécanisme étrange, diffusant une chaleur au travers de simples paroles, au travers d'un simple regard. Sans l'ombre d'un doute, il était guidé par les esprits qu'il avait eu la bonne idée de prier avant son entretien avec le Chef. Un silence se fit, un silence pesant, durant lequel sembla s'écouler à la fois une éternité, et une milliseconde. Un silence que Zéphyr brisa.

    - Je suis l'enfant de l'Ouest. Né à l'heure où le Soleil se fait flamboyant, les vents vinrent me donner naissance, je porte en mon nom l'un de leurs fils : le Zéphyr. Nous sommes à la croisée des chemins, mon destin se lie imperceptiblement au vôtre au moment où je vous parle.

    Par une fenêtre, non loin de là, les rayons du soleil se firent soudain plus lumineux. Le Vagabond semblait tout à coup baigné d'une lumière rougeoyante, la lumière d'un crépuscule qui n'avait pas lieu d'être à l'heure des aurores. Ils n'étaient que deux, mais Zéphyr sentait des présences autour de lui, réconfortantes, chaleureuses, qui lui indiquaient que ses mots étaient parfaits, qu'ils tendaient à accomplir son but. Il continua donc sa diatribe dans un souffle.

    - Messire, je viens en ces lieux vous apporter mes services en tant que Chaman.

    Zéphyr inclina légèrement la tête, toujours baigné d'une aura rougeâtre.

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MessageSujet: Re: La requête du Vent de l'Ouest. Sam 22 Déc - 22:33

Quel sympathique bonhomme... Gïlh'Or le vit bafouiller au début, et lui offrit un sourire narquois. Il n'était pas vraiment d'humeur. Simplement parce que les choses qu'il ne comprenait pas et ne pouvait pas essayer de comprendre rapidement, ça l'agaçait au plus haut point. Ce rêve bizarre, ce frisson bizarre, et tout le reste dès le réveil, c'était trop pour un seul homme qui avait plus l'habitude de la guerre, des missions actives et de réfléchir aux prochaines stratégies, ou encore d'élucider des problèmes liés à son peuple et qui demandait toute sa logique. Alors, dès que le mysticisme entrait en jeu, il perdait clairement patience. La magie, c'était un truc d'elfes, le spirituel, un truc de chamans. Qu'on le laisse en paix avec tout ça, ce n'était pas son truc, et y être frotté ne lui faisait pas du tout plaisir. Puis, comme tout ours qui se respecte, il n'est jamais très ouvert à peine levé du lit et il valait mieux le laisser tranquille pour se dégourdir à son aise et se mettre en route pour la journée.

Quelque chose lui disait que c'était ce rouquin qui l'avait sorti du lit un peu trop tôt - à une heure près, voire deux. Si au moins il venait proposer ses services de soldat, Gïlh'Or aurait pu le tester, lui-même ou avec l'un de ses meilleurs hommes, comme Âegon par exemple. Sauf que non, il lui proposait ses services en tant que... chaman. Un vent chaud, apportant un air lourd de rosé, ébouriffa en douceur sa chevelure relativement courte. Il paraissait vouloir calmer son impatience et son tempérament colérique. Cela eut l'air de marcher, il crut entendre des paroles apaisantes sans pouvoir pour autant en déchiffrer de mots distincts. Assagi, il s'approcha encore plus près du garçon, le fixa intensément de ses yeux couleur d'acier, poussa un profond soupir et déclara :

« Et tu me dis que nos destins sont liés ? Qui te l'a dit ? Un de mes ancêtres ? »

Il ricana. Malgré lui, il ne put s'empêcher de rire de ce qu'il entendait. Pourtant, le soleil et le vent, à deux, semblaient vouloir lui imposer tout l'inverse. Son esprit terre à terre luttait contre ces invasions mystiques, ces convictions venues d'ailleurs et d'on ne sait où. Comment des phénomènes météorologiques pouvaient être aussi convainquant ? Gïlh'Or secoua le crâne, mécontent, s'avança d'un bon pas histoire de se mettre très près de ce dénommé Zéphyr, tellement près que son souffle puissant écarta les mèches rousses du front du jeune homme. Il faisait presque une tête de plus que lui. Il le toisa de toute sa hauteur, ensuite, il lui dit toujours sur ce ton sec et de cette voix rocailleuse :

« Tu sais où tu te trouves ? Et devant qui ? On ne peut pas se ramener ici et me réveiller pour se moquer de moi, insolent. »

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MessageSujet: Re: La requête du Vent de l'Ouest. Sam 22 Déc - 23:02

    Habituellement, un tel ton aurait provoqué chez Zéphyr une colère froide. Il n'était pas du tout habitué à devoir rendre des comptes à qui que ce soit, fier vagabond qu'il était. D'une certaine manière, Gilh'Or lui parlait comme Andrinople avait coutume de s'adresser à lui quand il était enfant. Cette impression affreuse de déjà-vu le fit sombrer dans un lointain souvenir, celui du jour de son départ, blessé par les paroles d'un homme déshonoré par la seule présence de l'enfant d'un autre homme sous son toit. Il sentit une vague de rancoeur lui monter à la tête, sentiment qui fut dissipé par une chaleur. Il sentait qu'il devait persévérer. On lui soufflait le nom de quelqu'un qui pourrait faire pencher la balance en sa faveur.

    Cependant, il ne parla pas tout de suite, se contentant de scruter d'un oeil avisé le regard acier du Chef. Ce n'était pas du tout une manière de le défier, mais plutôt une tentative assurée de le calmer, de lui faire prendre conscience, un peu plus, de l'importance de la situation. Au fond, il n'avait pas envie de faire ça, il luttait pour dire ouvertement ce qu'il avait à dire, mais son visage restait impassible. Il se sentait comme investi d'une dizaine de personnes qui retenait ses mots comme on retient l'eau d'un barrage. Il ne céderait pas à la tentation de se rebeller de manière désinvolte. Derrière lui, le soleil redoublait d'efforts, et un vent soudain se leva, s'engouffrant avec douceur dans le hall. Au même instant, ses lèvres se mirent en marche.

    - Maître Korven serait fort aise d'apprendre qu'il vous importune.

    Il ne savait pas qui était Maître Korven, simplement, du coin de l'oeil, il vit l’Éthéré passer dans les yeux d'acier du Chef. Il savait que ce nom allait le faire réagir, qu'il comprendrait alors la gravité de l'instant. Intérieurement, il se sentait comme oppressé agréablement, il sentait l'adrénaline, la force de l'aventure qui coulait dans ses veines. Il se sentait peu face à la carrure imposante de Gilh'Or, mais savait qu'il ne craignait rien. Il sourit aimablement, sans une once d'arrogance, à celui qui bientôt, allait effectivement lier son destin au sien.

    - C'est par sa volonté que je suis devant vous, Gilh'Or.

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MessageSujet: Re: La requête du Vent de l'Ouest. Sam 22 Déc - 23:38

Bon sang, qu'avait-il à le regarder comme ça ? Décidément, Gïlh'Or sentait à quel point il voulait se mettre en colère, et à quelle force ces choses immatérielles devaient avoir recours pour le retenir d'écraser son poing sur la face de cet inconnu. Il l'irritait, lui donnait envie d'exploser de rage. Le chef de Câmrân était juste et bon envers autrui, mais il détestait être pris de haut, ce n'était pas le chef le plus hautain et méprisant de sa lignée, cependant, il avait quand même la fierté des Rwênoskraj. Le jeune homme en face de lui ne baissait pas les yeux, et lui parla d'un de ces ancêtres. Il avait planté son regard dans celui de son supérieur, sans pour autant faire transparaître de la provocation. Avec étonnement, Gïlh'Or y lit un grand calme, du sang-froid, et aucun mensonge. Pure vérité dans ces iris brunes, brillantes.

« Comment... Comment peux-tu connaître ce nom vieux de plus de deux siècles ? Qui t'en a parlé ? »

Gïlh'Or s'écarta, avec lenteur. Ses yeux gris ne quittèrent pas les flammes face à lui. Rien à faire. L'ambiance étouffante autour de lui eut raison de ses doutes ; le garçon en face de lui semblait trop sincère que pour l'envoyer se faire voir. Il se gratta nonchalamment l'arrière du crâne, soupira à nouveau ; son regard changea d'expression, passant de la méfiance et du soupçon survolés par une légère colère à seulement un peu de soupçon et de la curiosité. Gïlh'Or se demandait vraiment comment il avait su pour ce nom. Pour en avoir le cœur net, il ira dans la journée à la Bibliothèque d'Idiamanth pour savoir si des livres de la réserve patriarcale aurait été volés. Normalement, tout contenu parlant de Korven Rwênoskraj s'y retrouve, et à moins d'y être autorisé à en lire ou d'en avoir volé, personne ne pouvait connaître vraiment ce nom. Donc, si aucun livre n'avait été demandé, lu ou dérobé, ce garçon disait vrai. Il était lié à lui grâce aux esprits. Gïlh'Or n'était pas doué dans tout ça, toutefois, on lui avait aussi conseillé à avoir confiance et à se fier un peu plus à ses ancêtres, même sous formes immatérielles. Difficilement, il essayait de suivre ce conseil.

« Quel est ton nom, Vent de l'Ouest ? »

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MessageSujet: Re: La requête du Vent de l'Ouest. Sam 22 Déc - 23:56

    Au fil des minutes qui suivirent, les phénomènes se calmèrent. La paix intérieure de Zéphyr était toujours présente, mais il en était à présent le seul possesseur et maître. Les esprits l'avaient aidé à venir à bout des soupçons de son chef. Ce don qu'il avait de pouvoir rentrer en communion avec les esprits, il devait le reconnaître, lui plaisait autant qu'il lui faisait peur. Il était étrange de se sentir comme investi par divers présences, qui vous guident, vous donne une ligne à suivre, sans que vous ne puissiez en réchapper. Toutefois il ne s'agissait pas là d'un contrôle, mais bien d'un accompagnement destiné à lui permettre d'obtenir la place qui lui revenait de droit. Il espérait cependant que le chef ne lui poserait aucune question supplémentaire sur Maître Korven. Il ne savait rien de feu l'ancêtre de Gilh'Or, si ce n'est qu'il était sûrement l'être éthéré qui l'avait conduit jusqu'à sa descendance, et que sa propre mission découlait sûrement de ce lien filial. Intérieurement, il ne savait pas si lui-même était réellement concerné par ce devoir de devenir le Chaman du Temple de l'Ouest... Il passa sa main dans sa crinière flamboyante, et répondit avec un sourire timide.

    - Je.. Je m'appelle Zéphyr.. De Fallün.

    Il n'aimait pas dire son nom, en rapport à la vieille histoire d'adultère qui avait mis à mal toute la cité à l'époque, et au fait qu'il ait été si longtemps absent en ces murs. Cependant, il savait aussi que sa famille était une vieille lignée basée dans la Cité depuis des décennies, et que sa mère, Viridiane, avait été souvent réquisitionnée en tant que sage-femme pour les naissances des métamorphes de la Cité. Plus il songeait à sa mère, plus il ressentait le besoin d'aller la voir... Mais il savait que c'était une erreur. Il était le paria, l'indésirable, celui qui fait honte, la lie, la fange des De Fallün, le roturier à ce nom plein de gloire passée. Il regarda ses mains, un peu nerveux. Dehors, le soleil s'était calmé. Orangé, haut dans le ciel, le vent soufflait à travers la fenêtre ouverte, serein. Le hâle rose baignait toujours les deux hommes, rendant leur peau tannée brune comme le cuir, et la chevelure de flammes de Zéphyr plus belle que jamais.


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MessageSujet: Re: La requête du Vent de l'Ouest. Dim 23 Déc - 0:29

Le dénommé Zéphyr - drôle de nom - nia en bloc la première question de son chef. Quoique cela le perturba et le dérangea, Gïlh'Or, sous un dernier courant d'air saturé de chaleur, ne voulut pas insister. Tout en lui se résigna à cette étrange arrivée, si subite, annoncée par un rêve de tornade et par un ciel ensanglanté. Ce fut la première fois que Gïlh'Or fut confronté à des phénomènes au-dessus de ses compétences, et il regretta quelque peu sa réaction. Il se trouva presque stupide. Un chef ne devait pas se comporter aussi idiotement, face à des évènements qui le dépassaient, mais faire preuve d'ouverture d'esprit et de sang-froid à tout moment. Il se racla la gorge, mal à l'aise dans le fond, et mémorisa aussitôt le nom du rouquin.

De Fallün... Ça lui disait quelque chose. Il leva les sourcils lorsqu'il se souvint. N'était-ce pas le nom de cette famille ayant fait autant parlé d'elle, suite à la tromperie odieuse de l'épouse ? Gïlh'Or ne s'était que peu intéressé, même à l'époque, par cette histoire. Aucune loi n'interdisait et punissait les adultères, qu'ils soient d'une femme ou d'un homme. Ce n'était pas un problème de son peuple, mais seulement d'un couple disgracié. Si cette sordide histoire était parvenue lors de banquets à la cour, il n'y avait prêté qu'une oreille ennuyée. Ainsi, il ne fit pas mention de cela au dénommé Zéphyr, et lui offrit plutôt un sourire. Un sourire avenant, sans aucune arrière pensée.

« Hé bien, Zéphyr... » fit-il, tout en pivotant sur ses talons et en remontant les escaliers. Il se retourna brièvement, invitant Zéphyr d'un geste discret de la main à le suivre. « Montons dans mes appartements. Il va me falloir autre chose que des paroles aussi solennelles pour me convaincre de te choisir comme chaman. »

Gïlh'Or se mit à grimper les escaliers. Il croisa le majordome de tout à l'heure et lui quémanda aimablement un deuxième plateau pour le petit-déjeuner, fourni avec le plus de mets possibles, car il ne connaissait pas encore les goûts de son invité. Le majordome inclina la tête et se faufila jusqu'aux cuisines du rez-de-chaussée, sans pour autant pouvoir se retenir de jeter un regard en biais et curieux à Zéphyr.

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MessageSujet: Re: La requête du Vent de l'Ouest. Dim 23 Déc - 1:13

Sans se faire prier, le Vent de l'Ouest suivit son chef, un sourire léger aux lèvres. Tout semblait être en bonne voie pour qu'il devienne ce que les éthérés attendaient de lui, le Chaman de l'Ouest, le Gardien du Crépuscule. Il grimpa les escaliers aux côtés du chef, et il le regarda avec une curiosité bien dissimulée. Il y avait quelque chose qui charmait Zéphyr dans cette manière bourrue que Gïlh'Or avait de se conduire. Evidemment, il ne se permettrait jamais quelconque pensée déroutante concernant celui qu'il allait désormais servir en tant que Chaman, mais Zéphyr était un esthète, et il savait apprécier le charme de ce qui l'entourait, surtout si le charme en question provenait d'un homme.

Il se sentit rougir un petit peu. Heureusement pour lui, sa peau brunie par le soleil ne laissait pas apparaître le rouge qui lui montait aux joues. Non seulement ce qu'il venait de penser de son chef avait de quoi être honteux si celui-ci venait à savoir lire dans les pensées, mais en plus, il se trouvait dans une situation qui ne collait pas avec ce genre de fantaisies. Il songea qu'effectivement, les esprits n'étaient plus là pour le maintenir, et pria intérieurement pour ne pas gaffer durant son entretien avec Gïlh'Or.

Puis le calme lui revint tandis qu'il accédait aux dernières marches de l'escalier. Maintenant qu'il était là, il ne fallait pas qu'il se laisse démonter. Il montrerait à Gïlh'Or qu'il était digne de devenir l'un de ses quatre chamans. Plusieurs raisons dorénavant lui firent penser qu'il avait tout ce qu'il fallait pour, et qu'il devait s'accomplir en tant que tel. Premièrement, il ne serait pas une âme de plus en ce monde, il ferait la différence. Ensuite, il prouverait à la ville, ainsi qu'aux De Fallün, qu'il n'était pas uniquement un bâtard traitre à son nom. Enfin, ce serait l'occasion de voyager plus encore, de traverser des contrées nouvelles. Qui sait, peut-être même qu'il aurait la chance de voyager avec les autres chamans.

Une chose était sûre, s'il était investi du titre de Chaman de l'Ouest, il écrirait à Alidrielle en rentrant à l'auberge. La vieille ermite serait heureuse de voir que ses prédictions quant au brillant avenir de son protégé s'étaient avérées on ne peut plus vraies. Avec un sourire et une pensée pour la vieille folle de la Forêt de l'Oubli, il entra dans les appartements de Gïlh'Or, déterminé à lui prouver sa valeur.

[Fin du Flashback]

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