Les Terres de Neïdrilh
Bonjour à toi, ô nouvel arrivant ! Tu viens d'arriver sur les Terres de Neïdrilh, un monde où se mêlent créatures fantastiques et terrifiantes, une certaine magie et des paysages fascinants... Ambiance conviviale et nouvelle intrigue lancée, n'hésitez pas à venir faire connaissance et à vous lancer dans cette aventure extraordinaire.
Bienvenue et bon jeu parmi nous !



 

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A secours d'une demoiselle en détresse

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MessageSujet: A secours d'une demoiselle en détresse Mer 23 Jan - 18:37

Ce qu' Evelyane aimait le plus à Atarnelis, c'était le quartier du commerce. Rien de mieux que ce coin-là de la ville pour se remplir les poches. Après tout, elle avait besoin d'argent pour vivre, comme n'importe qui. Par chance, Evy possédait une roulotte tirée par deux chevaux, celle avec laquelle elle voyageait d'un bout à l'autre du pays depuis trois ans déjà. Certains ici avaient les yeux et les oreilles qui trainaient un peu partout, c'était facile d'obtenir des informations... Malheureusement le prix à payer était toujours trop élevé.

"Mel ... ?"
"Ah, Évy... je me suis demandé si tu allais venir ..."

La couturière s'assit sur la chaise en bois qui grinça bruyamment. Mel était marchand ambulant, un peu comme elle mais bien plus expérimenté et son travail ne consistait pas juste à vendre des objets. L'homme à la peau foncée se gratta le menton, ses doigts glissant dans un bouc tressé. Cela faisait une année et demie qu'Evelyane avait l'habitude de demandé service à cet homme. Patiente, Evy resta immobile sur sa chaise, ses prunelles sombres dardées sur le marchand. Il soupira, grattant le bois abimé de la table à l'aide de son ongle.

"Mel' ? "
"Désolé Évy... tu sais comment sont les elfes d'ébènes... ces rustres sont sacrément discrets. Je m'approche pas trop de Xerber, c'est dur de se tenir au courant d'aller et venu... Personne ne semble avoir entendu parler d'enfant métis... de... quel âge à peu près ?"
" Quatre ans... "
"Ouais... et puis bon... je suppose que ce n'est pas le seul, non ? avec ce que tu m'as raconté, les esclaves là-bas. tu dois pas être la seule avoir été..."

Le regard noir que lui lança l'humaine fut suffisant pour faire comprendre à l'homme noir qu'il allait trop loin. Il savait mieux que personne la susceptibilité de l'humaine au sujet de son fils et de son passé.

"Si tu veux mon avis Évy... Laisse tomber... Ne t'arrivera jamais à le récupérer ce gosse! Merde ouvre les yeux! à mins de retourner à Xerber, ce qui serait du suicide, t'a aucune chance de le retrouver! En plus..." Il marqua une pause, se calmant. "Qui te dit qu'il est encore en vie ?"
"Si les elfes avaient souhaité sa mort, il l'aurait laissé crever dans la plaine avec moi... or ils m'ont suivi sur des kilomètres pour le récupérer. "

Evelyane soupira, basculant la tête en arrière en soupirant. Plus le temps passait, plus l'image de l'enfant devenait floue dans son esprit. Elle se souvenait à peine de ses petits yeux sombres, l'odeur de sa peau, de ses cheveux blancs ou la sensation de ses petites mains qui effleurait son visage quand elle l'embrassait. Et plus ce souvenir devenait flou, plus la douleur d'Evy devenait dure à supporter.

"Laisse tomber Evy... tu cours après un fantôme."

L'humaine ouvrit les yeux et fixa son ami, lui jetant une petite bourse en cuir contenant quelques pièces d'or. Me l repoussa la bourse vers sa cliente.

"Non, garde ça... Si tu veux un conseil Évy... tu es une jolie fille, trouves-toi un mari, une maison et fonde une famille... oublies toute cette histoire."
"Je te paye pas pour tes conseils Mel."

Elle lui jeta la bourse pour la seconde fois et se leva avant de sortir de la taverne. De quel droit Mel la jugeait-il ainsi ? Evelyane était folle de colère bien qu'elle n'en laissât rien paraître. Le peu de gens au courant de son histoire , semblaient tous croire que jamais elle ne retrouverait son fils... Evy commençait à se dire qu'elle était peut-être naïve d'y croire, elle. Mais c'était son enfant... Elle avait bien trop souffert pour faire comme si rien n'étaient arrivé. C'est le cœur lourd que l'humaine traversa quelques ruelles pour rejoindre sa roulotte. À son arrivée, des rires retentirent. La femme déglutit, accélérant pour découvrir une bande de brigands dépouiller sa roulotte. La porte en bois avait été forcée et ne tenait plus que par un seul gond. Evy s'approcha rapidement, interpellant les trois hommes qui dévalisaient sans discrétion sa modeste roulotte.

"Hey !"

Les hommes s'arrêtèrent et dévisagèrent la jolie brune.


"Tu as un problème ma jolie ...?"
"Oui... C'est mes affaires que vous avez en mains !"
"Et alors ?"

Le chef de trio s'approcha lentement, détaillant la couturière d'un oeil appréciateur. Il ouvrit les bras en ricanant.

"Remarque tu es pas mal aussi, on devrait peut-être t'embarquer avec le reste!"

Ses amis se mirent à rire, Evelyane resta stoïque face à la remarque de mauvais gout du brigand. Il saisit la main par le bras, le serrant fortement.

"Ou peut-être qu'on devrait simplement t'en foutre une bonne dans la tronche pour t'apprendre où est ta place, femme."

Evelyane serra les dents et d'un geste rapide, sortit la dague accroché à sa ceinture et entailla la joue de l'homme. Le brigand crasseux grogna de douleur, reculant d'un pas.

"Toi... je te jure que tu vas morfler espèce de ribaude!"

Il se jeta sur la jeune femme, lui arrachant l'arme des mains. D'une main, il maintint Evelyane contré lui, dos contre son torse tandis que de l'autre, il glissa la lame contre sa gorge. La respiration de l'humaine se fit laborieuse. Son regard noir se perdit sur le ciel grisâtre et sur les petits flocons de neige qui se déversaient doucement sur la ville... Que quelqu'un l'aide, pria-t-elle en silence.
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MessageSujet: Re: A secours d'une demoiselle en détresse Jeu 24 Jan - 15:43

- A pas mesurés, le Baroudeur flânait dans le Quartier marchand. Toisant les échoppes, les étals ainsi que les artisans, il s'imprégnait de cette atmosphère. Ses fragrances, de l'agrume au miel, du tabac au poisson ... Ses visions, des riches parures aux breloques, des opulents tissus aux armes ... Aux armes. Oui il vit bien là un artisan digne de manipuler sa lame, sujet sensible. L'on dit qu'il avait par le passé, partiellement coupé la main d'un forgeron, afin lui prouver que son ouvrage à la meule, avait été plus que médiocre. Billevesées, il avait simplement brisé deux phalanges du grippeminaud, on ne jouait de la mandoline au croisé, il connaissait son affaire. Le massif travailleur, voûté sur la gueule ardente de son puits de braise, s'était alors tourné vers cet errant, quelque peu suspicieux de ne jamais voir l'éclisse d'une piécette. Un paiement d'avance estompa ses doutes, mais la réplique du semi-elfe ébaucha ses craintes. "Si tu tiens à ta vie, considères que cette lame pourrait être la clé entre ce monde et celui des morts. Traites la bien."
Eloquent, sans détour et sans ambages, Eärómbor avait laissé l'homme se mettre prestement à l'ouvrage.
Achetant une pomme au marché ainsi que quelques dés de viande séchée pour les longues journées de maraude, le ferrailleur s'en était allé vers l'embouchure d'une ruelle, canal vers une deuxième artère active de la cité ... Il fallait croire que même lorsqu'il se dispensait de chercher les ennuis, ceux-ci avaient forte tendance à venir à lui. Il vit la scène, qui allait sans aucun doute tourner au massacre, si ce n'était pire ... Ce genre de paillard était généralement d'aplomb pour jouer les seigneurs et s'octroyer des droits de cuissage. Instinctivement, le Fils d'Hoölost chercha son fer ... Quel fer ? Celui qui devait être cajolé par la tranche minérale d'une meule ?
Soupirant longuement, le bâtard plissa les yeux avant de venir fouiller sa giberne.


Respirant comme un goret dans le cou de sa victime, Gnarsîm exhorté par ses affidés et par les promesses de cette fraîche jouvencelle sembla hésiter. Allait-il l'égorger ou la trousser ? Les deux ? L'un après l'autre ? Dans quel ordre ?
Ces questions semblaient lui poser problème, si il avait une vertu, ce n'était certainement pas l'intelligence. Il se colla bien à l'humaine, lui laissant ressentir une incommodante turgescence. Entrouvrant ses lèvres, laissant sa respiration saccadée trahir son excitation, il n'entendit pas ce petit bruit singulier. Comme un craquement ? Quelqu'un avait croqué une pomme ?
Une pomme oui, un beau fruit bien lustré sur la manche du Spadassin. Un globe d'un rouge éclatant qui vint exploser sur le crâne du coupe-jarrets. L'homme se figea durant quelque secondes, il ne sembla pas avoir parfaitement assimilé les derniers événements. D'un air ahuri, il consulta ses compagnons. Il sembla psalmodier l'ébauche d'un " qu'est ce que " avant d'être coupé par une voix railleuse.

" Poses donc tes babioles et gardes bien tes défroques au hanches trogne de porc. Si toi et tes deux danseuses vous ne disparaissez pas dans les secondes à venir, je vous expédie dans la fange d'où vous vous êtes extirpés ... "

- Il semblait bien sur de lui, bien fanfaron, pour un homme qui n'avait pas d'armes. Il faisait tout de même front et ne semblait nullement impressionné par la situation. Les sourcils froncés, ses billes éméraldines plantées dans les yeux bovins du maître bourreau, il attendait bien patiemment que ces benets prennent la fuite. Il savait bien entendu qu'il lèverait l'hilarité de ces pauvres gueux déguisés en criminels de haut rang, mais il préférait admirer la déconfiture de ses adversaires avant de leur infliger une sévère correction. Ca avait plus de profondeur et de saveur.-
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MessageSujet: Re: A secours d'une demoiselle en détresse Jeu 24 Jan - 18:48

Sortir. Sortir de sa cité, de chez lui, de sa routine, sortir de ses devoirs qui ne cessaient de s'entasser chez lui. Oui, pour une fois, Gïlh'Or se décida à abandonner sa cité, sachant qu'il aurait peut-être une montagne de travail à son retour. Quelques jours, juste quelques jours, histoire d'aller prendre l'air ailleurs... De marcher dans des rues où personne ne le saluerait avec la politesse qui lui était dû par son sang, dans des rues où on ne le reconnaitrait pas, où, s'il bousculait quelqu'un, on l'insulterait au lieu de s'excuser même s'il était en tort. Être dans une ville ou sa présence importe peu, et où on ne lui demanderait pas de bénir les nouveaux-nés, où on ne lui demanderait pas ses conseils ou de s'occuper de telle ou telle chose. S'il aimait Idiamanth, il y prenait difficilement les mêmes plaisirs que les autres habitants, n'ayant que peu voire jamais de moments tranquilles. Seul dans son palais, il pouvait espérer quelques heures de sérénité, mais pas une journée entière.

Ce matin, aux aurores, il avait convoqué son Général d'Armée et lui avait ordonné de prendre les rênes du commandement en son absence. Absence qu'il ne put délimiter à son sous-fifre, ce dernier s'étant étonné d'une telle nouvelle, plutôt subite. Sans avoir rien rajouté, ni explications, à peine des adieux, Gïlh'Or avait mis deux gros sacs sur ses épaules et s'était dirigé vers les écuries. Il prit son meilleur cheval, rapide et endurant à la fois, à la robe pie, et fonça hors des remparts de la cité. Les immenses portes s'ouvrirent sur son passage et il put entendre, agacé, qu'on lui souhaitait bon voyage. Il ne rendit pas cette courtoisie inutile.

Il voyagea plusieurs journées, accélérant parfois, mais il flâna longuement dans la Forêt de l'Oubli. A maintes reprises, il prit sa forme animale, et arpentait les bois sous sa forme d'ours. Imposant, lourd et connu pour être un roi de la destruction dans le monde de la faune et de la flore, rien ne le dérangeait lorsqu'il avançait ainsi. Ses lourdes pattes laissèrent des traces dans le sol meuble, ses griffes marquèrent des arbres, il dégota le fruit du travail de tout un essaim d'abeilles et se délecta toute la soirée d'un miel excellent... Repu, il dormit bien cette nuit-là, près de ses affaires, mais sans reprendre son apparence humaine. Le ronflement lourd de l'ours avait perturbé le sommeil des autres animaux, cette nuit-là. A chaque matin, de plus en plus heureux, Gïlh'Or continuait sa route jusqu'à sortir de la Forêt de l'Oubli. Au nord de celle-ci, bien plus au nord, Atarnelis... Oui, pourquoi pas. Ce pourrait être une halte bien agréable. Il pourrait peut-être rencontrer le Roi et discuter avec lui de leur commerce, de la future exploration, après un bref passage dans une auberge pour se parer de ses plus beaux atours de voyage. Ayant prévu le coup, il avait tous les effets nécessaires à une telle rencontre. Même si reprendre son rôle de chef ne l'enchantait pas, au moins, il le serait en tant qu'invité, pas chez lui, où les citoyens lui vouaient pour la majorité une réelle admiration. Il est vrai qu'Idiamanth vivait une expansion toute neuve pour cette génération ; ce fut grâce à Gïlh'Or que la ville était passée à l'état de cité. Presque aussi grande que la Capitale humaine, elle jouissait d'un plus grand luxe, plus étendu aussi. Même les paysans vivaient considérablement mieux qu'avant. D'abord préparé par son père, Gïlh'Or avait achevé le travail avec brio et recevait tous les honneurs qui étaient tout autant pour son paternel. Si seulement il était encore de ce monde... Il serait si fier.

Sur son cheval, sale comme un gueux, Gïlh'Or pénétra dans l'enceinte de la ville. L'un des gardes du portail le reconnut et le salua humblement, sans plus de galipettes que nécessaires, même pas de révérence. Juste des salutations sympathiques. Gïlh'Or lui sourit amicalement, contrairement à ses propres gardes qu'il finissait par ne plus supporter tant leur comportement lèche-botte l'irritait. Dans les ruelles d'Atarnelis, il se rendit compte que le crépuscule ne tarderait pas à tomber sur les toits des chaumières et autres villas. Il se devrait de trouver un logement rapidement, et sut où aller. Une auberge ne l'avait jamais déçue et il n'hésitait jamais à y prendre une chambre tant le service lui plaisait. Les bains chauds, surtout. Quel délice... Qui plus est, il en avait bien besoin.

Alors qu'il guidait son cheval dans la direction de la Roue du Paon, il entendit des cris suspects. Une voix de femme, des voix de gaillards, et une autre, plus rauque, autoritaire. Il lui sembla entendre des menaces dans un phrasé construit. Un noble ? Peut-être. Gïlh'Or aurait ignoré cela s'il avait plus fourbu ou de mauvaise humeur mais ce n'était pas le cas. Il se sentait bien et encore en pleine forme, ayant voyagé ce jour à un rythme de croisière. Il jeta une œillade discrète sur la scène, puisqu'il passait à côté. Ce qu'il vit le dérouta. Une femme tenue, tout simplement, sous la lame d'un poignard. Chez lui, jamais une telle chose ne se produirait. Ou si rarement qu'on en faisait tout un drame, et le châtiment était si spectaculaire et si horrible que les autres n'osaient pas tenter de le faire à leur tour. En même temps, le bonheur était trop récent et le clan pas assez nombreux pour compter des pillards, des brigands et des voleurs, tous connaissaient l'oisiveté. Le meurtre aussi n'était pas une chose habituelle, car on ne voulait pas tuer son prochain si on était pas assez malheureux pour en arriver là... Puis, l'esprit des métamorphes restait tout de même moins corrompu que celui des Hommes, et, encore moins que celui des Elfes d’Ébène, les créatures les plus viles que Neïdrilh n'aie jamais connu.

Gïlh'Or descendit de son cheval et s'approcha de la scène. Sleisen pendait fièrement à son ceinturon, incrustée du rubis familial et du nom Rwênoskraj en gravures délicates. Chose inutile en cet instant, car les Hommes ne devaient pas connaître qui était Gïlh'Or, puis, vu son aspect actuel, peu le prendrait au mot s'il se présentait comme étant un dirigeant. Si sa voix rocailleuse avait de quoi frisonner rien qu'à l'entendre, son apparence plutôt poisseuse ne le rabaissait qu'à un simple rôdeur des bois crasseux et sans nom.

« Il suffit. Ces pitreries ne vous amèneront à rien d'autre que la mort, lente et douloureuse, que je vous promets. Laissez cette dame tranquille et reprenez votre route, sans faire plus d'histoire. »

Il lança un regard à l'autre homme qui, de toute évidence, semblait avoir proférer le même genre de menace. Il eut un sourire à son adresse, espérant lui prouver ainsi ses bonnes intentions.

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MessageSujet: Re: A secours d'une demoiselle en détresse Ven 25 Jan - 7:37

Les dieux avaient entendu sa prière. Une voix grave, celle d'un homme sans aucun doute, s'éleva dans la ruelle. Immobilisée, Evelyane ne pouvait pas voir de quelle direction provenait cette fameuse voix tout comme elle n'avait pas vu le fruit atterrir sur le crâne du brigand, ce fut lorsque celui-ci sursauta, se tournant à demi vers ses compères, qu'elle comprit qu'il se passait quelque chose. Des menaces, l'inconnu prenaient sa défense et Evy baissa les yeux, détachant son regard du ciel grisâtre de cette fin d'après-midi hivernale.

"Et tu comptes faire quoi . Tu es seul et pas armé. Si tu boudes, j'égorge la truie et je la laisse se vider de son sang ici même!"

Gnarsîm semblait sérieux. Evelyane serra les dents alors que l'homme embrassa goulument sa joue en entaillant faiblement sa gorge. La douleur était légère, facilement supportable mais un filet de sang chaud s'écoula le long de son cou jusque dans son corsage.


"Hm... elle sent bon, la ribaude... Sa peau est douce..."

Il pivota complètement pour faire face à l'inconnu. Evelyane déglutit, dardant son regard noir sur Eärómbor. Evy restait d'un calme imperturbable. En temps normal, n'importe quelle femme aurait pleuré, probablement hurlé, suppliant qu'on lui laisse la vie sauve, mais pas elle. Ça faisait longtemps qu'elle avait cessé de supplier, de se mettre à genoux face aux autres. Elle resta là, immobile entre les bras du colosse à fixer son sauveur. Si l'on peut le nommer ainsi... Mais alors que la situation semblait perdue, voilà qu'une autre voix retentit, s'élevant dans la ruelle. Evelyane fronça sensiblement les sourcils, étonnée. Jour de chance il faut croire. Une fois encore, elle ne pouvait pas voir l'homme qui venait de faire irruption, prêt à lui venir en aide. Quoi qu'il en soit, le brigand semblait mal à l'aise, car cette fois, il savait que ses chances de gagner étaient des moindres. Il jeta un regard à ses deux amis qui lâchèrent les affaires d'Evelyane, s'éparpillant dans la boue et la neige à moitié fondue. Il piétinèrent le tout et prirent la fuite.


"On se reverra salope, et cette fois je te louperais pas, je t'embrocherais jusqu'au trognon."

Avec brusquerie, il lâcha Evelyane et la poussa au sol. La belle s'étala de tout son long. Evy se redressa faiblement, à quatre pattes dans la neige, visage baissé, caché par ses longs cheveux d'ébène. Elle devait se calmer... Elle le devait... Mais non. Cette fois, l'humaine se leva, saisissant une pierre sur le sol et la balança vers les trois hommes. Ce fut l'un des deux abrutis qui se la prit à l'arrière du crane. Dans le mille! Sous l'impacte, l'homme s'écroula, allongé au sol , inconscient. Evelyan dont la respiration était saccadé, serra les dents, des petits volutes de fumée s'échappant de sa bouche entrouverte. L'humaine réajusta son chemisier taché de sang puis se tourna vers ses affaires avant de les ramasser au mieux, la moitié des vêtements étaient ce qu'elle comptait vendre pour vivre... Et presque tout était fichu.

"Merci pour votre aide messieurs... s'il y a quoique se soit que je puisse faire pour vous remercier, faites le moi savoir."

D'un geste rageur, elle jeta le tout dans la roulotte avant remuer la porte cassée. Super, Évy e savait pas bricoler et si sa porte ne fermer plus, d'une elle n'aurait plus d'intimité mais en plus elle ne pourrait plus se protéger du froid.

"Navré d'abuser de votre gentillesse... Mais l'un de vous d'eux saurez réparer ça . "
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MessageSujet: Re: A secours d'une demoiselle en détresse Mar 29 Jan - 6:50

- Plus spectateur qu'acteur de cette scène, le Spadassin haussa un sourcil face à la pietre tentative d'intimidation du Faquin qui détenait la donzelle. Il était seul en effet, et ne 'semblait' pas armé, n'en déplaise aux yeux embués de merde de ses débiteurs. La flatteuse de jarret, était bien au chaud dans sa cuissarde ... Et l'appel de l'enjôleuse à rouelles se faisait grandement ressentir.
Il vit donc enfin l'arrivée du cavalier décontenancer le sottard et son équipe de drôlesses, l'homme qui fit d'ailleurs écho à sa propre menace. Le paladin au poil dru lui décocha un sourire entendu, il fallait visiblement croire qu'il était de la même trempe que l'épéiste à défaut d'être fait du même bois. Pour toute réponse à cette encontre affable, le Bâtard hocha affirmativement la tête en fermant les yeux d'un air grandement blasé.
Il attendait que ces coqs de basse cour enhardis, remontent leurs défroques et prennent la poudre d'escampette. A peine avait-il vu ces gueux, que le dénouement de l'affaire s'était révélée à lui ... Une occasion de croiser le fer manquée et comme toujours de vaines menaces, fébriles, arrachées aux lèvres d'enfants tenus par leur profond orgueil. Ils ne savaient visiblement pas, à quel moment s'arrêter, il leur fallait sans doute des cours de maintiens ?

Quittant sa position, écrasé par la présence du nouvel arrivant, ou devrions nous dire ... Occulté, Il s'en vint à saisir cette opportunité. Glissant comme un ophidien derrière la roulotte. Il se plaça dans une position optimum pour prendre ces lâches puterelles à revers, quitte à courir. La dague à la main, il parvint à couper la retraite de ses nouvelles victimes, les prenant en tenaille avec l'autre aède qui s'était attelé à l'appuyer. Le fer relevé, il s'inclina bien cyniquement avant de s'adresser aux tire-laine :

" Messers, me devant d'observer la justice et m'octroyant le droit de l'appliquer, je vais vous demander de me donner vos bourses. Parlons ici d'une taxe léonine, d'une honorable amende ... Bien évidemment si je devais m'appliquer et équilibrer les versants de la balance je devrais vous trousser comme des pucelles, vous suriner et pisser sur vos charognes, mais je suis partisan du moindre effort et je constate que vous êtes aussi inoffensifs que stupides. Allons mes braves, par ici la menue monnaie ... "

- Agitant une main impérieuse, le Métis désigna le dallage à ses pieds. Il semblait s'amuser à l'idée d'entreprendre une campagne d'humiliation. Une amorce bien menée et un châtiment bien exécuté, pour des condamnées bien méritants, que demander de plus ? Il fallait reconnaître que la trésorerie, elle, était plutôt mal administrée ces derniers temps ... La bourse du ferrailleur était aussi flasque et creuse qu'une panse de vagabond. Relevant son arme, pour se curer les ongles d'un air désinvolte, Eärómbor souffla longuement, afin de trahir une impatience grandissante. Les eunuques ne prirent cependant pas la peine de trainer, il jetèrent leurs richesses et détalèrent. Le bretteur récolta donc le fruit de cette glorieuse vendange et constata qu'il y avait de quoi tenir un bon mois en futiles plaisirs. Sans doute se payerait-il de bons alcools, du tabac et des repas à s'en retourner la panse ... Sans doute.
Car il vit déjà l'humaine pester en constatant les ravages de ce pathétique pillage. A nouveau il soupira ...
Il savait ce que tout cela signifiait, ou du moins, ce que cela impliquait. D'un geste dédaigneux, il lança donc une bourse à la drapière, la plus maigrelette bien entendu. Il était mercenaire, pas chevalier. -

" Vous trouverez sans doute une étape à proximité et vous avez de quoi lancer les réparations de votre ... Entreprise. "

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MessageSujet: Re: A secours d'une demoiselle en détresse Lun 18 Fév - 21:25

Que de remue-ménage pour si peu de choses en fin de compte... Espérant dépouiller, ces fichus blancs-becs finissaient détroussés. A trois contre un, qui plus est. S'ils étaient garnis de la virilité masculine en leur intimité, ils devraient avoir honte de se rabaisser face à une longue cape. Regard pénétrant d'obscurité ou non. Parce qu'au fond, Gïlh'Or se doutait bien d'être si peu impressionnant dans son état apparent actuel, et que seul l'olibrius en face de lui, soutenant également la jeune dame en posture délicate, les avait fait détaler ainsi. Honte sur ces mécréants sans foi ni loi, mais surtout sans couilles.

L'inconnu à la cape ramassa les piécettes, bourses et autres choses scintillantes et clinquantes faisant office de monnaie. Le chef de Câmrân se serait légèrement offusqué de n'avoir rien pour lui s'il n'avait pas eu ce statut civil. A la place, il fut légèrement outré par l'attitude de ce même homme vis-à-vis de la demande plutôt timide de la demoiselle, au sujet de réparation. Il déclina tout simplement cette affaire, mais offrit une des bourses - la plus légère, de fait - à la jeune femme. Gïlh'Or se racla la gorge sèchement, et s'avança :

« Si je puis me permettre, ce serait une dépense inutile que de payer quelqu'un pour un tel travail. Trouvez-moi une masse et deux clous, je pense pouvoir arranger cela. Rien de très sorcier. »

Un sourire aimable aux lèvres, il inclina doucement du chef vers la demoiselle et inspecta les dégâts d'un œil avisé. Tout en faisant cela, il se présenta humblement, sans précision futile selon lui, sans émettre le fait qu'il soit un chef de clan. « Gïlh'Or, enchanté. » Il ne désirait pas que l'homme tente de le dérober, s'il avait une quelconque âme de voleur, et le provoquer alors en un duel qu'il ne doutait pas remporter - son épée Sleisen trancherait ses mains nues et sans lame d'un unique coup franc. D'ailleurs, il jeta un regard furtif vers lui, curieux de savoir ce qu'il comptait faire après ce sauvetage tout en finesse...





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