Les Terres de Neïdrilh
Bonjour à toi, ô nouvel arrivant ! Tu viens d'arriver sur les Terres de Neïdrilh, un monde où se mêlent créatures fantastiques et terrifiantes, une certaine magie et des paysages fascinants... Ambiance conviviale et nouvelle intrigue lancée, n'hésitez pas à venir faire connaissance et à vous lancer dans cette aventure extraordinaire.
Bienvenue et bon jeu parmi nous !



 

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- Songe sur l'onde, chaos au fond du godet - ( Elënna / Eärómbor )

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MessageSujet: - Songe sur l'onde, chaos au fond du godet - ( Elënna / Eärómbor ) Sam 19 Jan - 1:57

Ô nouvelle Aternelis, glorieuse cour encensée par l'embrun des flots, havre chargé d'un elixir iodé qu'on disait vivifiant. Repaire des marins volontaires et affables, dont les venelles gorgées de vie accueillent de riches marchands, sages pèlerins et voyageurs curieux. Fleuron de la cité où les imposantes flottes militaires, dressaient fièrement les pavillons de leurs navires magnifiscents, aux coques d'or et aux voiles éthérées ...
Rêveries de benêts ! Le sirop que faisaient boire les prétendus guides, sans doute acoquinés aux coupe-jarrets et détrousseurs à la petite semaine, était trop sucré pour être bénin. La réalité était bien plus aigre.

Ô quartier du port, sombre cloître méphitique, oppressé par la pestilence des reflux de goémon, des détritus dégorgés par les gueules d'évacuation de la citadelle. Nid d'oiseaux de mauvais augure, dont les coupe gorge abritent les pires vandales et voleurs du royaume. Cauchemar des riverains où accostent les jonques vermoulues de forbans et pillards, aux pavillons noirs déjà levés.

- " Admirable ... " Souffla le Baroudeur, empreint de sarcasme.

Il avait marché, des jours durant en terres sauvages, l'on put bien imaginer qu'il aspirait à la chaleur d'une couche, un repas copieux et une nuit d'ivresse qui sait ? Mais non, il était là pour un tout autre motif, les menus plaisirs, eux, faisaient office de compléments. Qu'est ce qui pouvait bien pousser un homme sain d'esprit, si il n'était pas idiot, à venir flâner dans ce taudis puant ?
Outre des élans suicidaires, un besoin de s'exercer, cela ne faisait aucun doute.
L'échoppe de 'L'écume vermeille', à l'enseigne lézardée et branlante, était des plus prometteuses. Poussant la porte grinçante de la masure et s'y engouffrant, le Métis nourrissait bien des attentes. Il prit rapidement mesure, une fois à l'intérieur, de la misère qui tenaillait les habitants, l'endroit avait été laissé en désuétude.
On y croisait le spectre social du gueux, au mieux du marchand crapuleux. D'autres dénués de tout espoir ou résolution, noyaient leurs insipides et misérables existences dans l'alcool. La dissolution semblait plus qu'un mode de vie, être une philosophie dans cette strate immergée, d'un plan infernal lointain.
L'arrivée du bretteur ne dérangea personne, c'est à peine si ils semblèrent noter la présence de chair fraîche et grand bien lui en fasse. Le susdit visiteur gagna une table isolée, dans un coin de cette cellule, aussi engageante qu'une oubliette. Tout briscard ayant au moins bourlingué avec des reîtres, savait que dans ce genre de bouge, il valait mieux être dos au mur et près d'une fenêtre.
L'on ne vit du Maraudeur, enlacé par la pénombre, que le contour de son visage auréolé d'une myriade de filins d'or, découpés par les flets de lumière tremblants. L'une des employées du taulier s'amena, une guenon proprement repoussante au demeurant, il passa sa commande : un vin épicé de bon cru et il conseilla à la laideronne de ne pas couper l'hypocras à l'eau ou encore de glorifier une vieille piquette. L'intimidation pour tout support, il lui fit bien comprendre qu'il ne croyait pas aux chimères et qu'elle ferait bien de le prendre au sérieux, sous peine de voir sa vilaine langue clouée à la porte.
Le spadassin avait posé l'ambiance, attisé un mélange d'hire et de peur dans l'assemblée. L'hôtesse s'en alla faire son office ... Sans demander son reste alors qu'Eärómbor dardait d'un oeil audacieux, les larrons les plus défiants. La tension retomba doucement, les attentions de la foule s'émiettèrent, du moins en apparence. Le fils d'Hoölost le savait, les plus orgueilleux devaient déjà fomenter , préparer l'embuscade, sans doute l'attendraient-ils en meute à la sortie. Alors qu'il savoure sa bouteille ! Ce crépuscule promettait d'être chargé.-



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MessageSujet: Re: - Songe sur l'onde, chaos au fond du godet - ( Elënna / Eärómbor ) Mer 23 Jan - 13:10


Songe sur l'onde, chaos au fond du godet..


« L'homme agit, la femme vit. »

Atarnelis… Capitale humaine, reine du commerce et de la navigation maritime était un lieu merveilleux. La royauté humaine vivait ici, comblée et choyée par son peuple. La richesse de cette cité pouvait se croiser à chaque coin de rue, cachée derrière ses remparts qui font de ce lieu de vie une forteresse bien défendue en cas d’attaques ennemies. Les trois quartiers de cette grande ville étaient bien distincts : la bourgeoisie, le commerce et le quartier des criminels. En effet, Aternalis n’a pas que de beaux visages. Et cela tombait merveilleusement bien car Elënna n’était pas ici pour faire des emplettes ou faire des courbettes devant la cour. Traversant les beaux quartiers, elle n’y resterait pas longtemps.

La Nouvelle Atarnelis était l’endroit précis où se rendait la belle. Le lieutenant avait traversé plusieurs contrées à cheval pour rendre visite à une des sources de l’armée elfique. Le rendez-vous avait été fixé au coin d’une rue de ce quartier que l’on disait malfamé et dangereux. La journée avait été belle bien qu’un peu fraîche. Galopant à vive allure à travers bois et plaines, Elen avait fini par atteindre la ville qui hébergeait l’homme qu’elle recherchait. Une fois de plus, ses supérieurs avaient décidé de l’envoyer elle. Même si la demoiselle adorait son métier, un peu de repos ne serait pas de refus pour elle, malheureusement, les têtes de l’armée elfique ne semblaient guère du même avis. Depuis quelques mois, elle enchaînait quête sur aventure, aventure sur mission, mission sur… etc.

Le soleil venait de plonger vers l’horizon, embrasant les arbres qui semblaient matérialiser le bout du monde, d’une lumière orangée. Enroulée dans sa cape, sa tenue de cuir moulante disparaissant à la vue des indiscrets et des hommes avides de chair fraîche, Elënna marchait d’un pas rapide, le dos droit et l’allure féline. Son cheval resta à l’entrée de la capitale, elle ne voulait guère risquer de se le faire voler par un gueux ou un ivrogne. Reniflant d’un air hautain, la guerrière approchait de l’endroit indiqué. Cependant, personne n’était là. Elle s’appuya contre un mur qui semblait ne tenir que par l’opération des dieux de Neïdrilh et attendit.

Les secondes passèrent, les minutes défilèrent puis l’heure vint se faire longue. Alors qu’Elënna comptait les rares passants pour faire passer le temps, rien ne vint. Personne à l’horizon. Le soleil commençait déjà à ne plus éclairer les ruelles froides et sombres du quartier criminel. Toujours personne. La jeune elfe soupira et se retourna doucement en sentant un regard chaud sur sa nuque. Derrière elle, un homme l’espionnait d’une ruelle qui se trouvait un peu plus loin. Elle fronça les sourcils, saisissant un poignard à sa ceinture et se racla la gorge avant de prendre une direction opposée à l’inconnu. Assassin ? Voleur ? Ou simple curieux ? Elle n’en savait rien et ne tenterait pas le diable bien qu’il soit improbable que le garnement s’en sorte en vie s’il osait poser ne serait-ce qu’une main sur elle. Accélérant l’allure, l’héritière en fuite tendit l’oreille pour percevoir la course qui la poursuivait. Ronchonnant, mécontente de ne pas passer une journée tranquille, elle s’engouffra dans le premier bâtiment venu.

Une forte odeur de sueur et d’alcool vinrent la frapper de plein fouet. La porte se claqua derrière elle et, une fois de plus, la belle ne manqua pas d’attirer l’attention sur elle. Elle jura dans sa tête en remarquant les regards avides qui se posaient sur elle. Des sourires carnassiers, un rire repoussant et plein de folie, quelques murmures moqueurs et des exclamations péjoratives. Elen lança un regard noir à la foule d’hommes et aux prostituées qui se trouvaient là. Comme toujours, elle avait mal choisi sa cachette. S’avançant d’un pas lent, la guerrière était prête à sauter à la gorge du premier assoiffé de sang, ou pire, qui s’approcherait d’elle. Ses sabres dans son dos lui semblèrent vrombirent ou c’était simplement elle qui était inquiète sans pour autant en laisser paraître quelque chose. Se glissant entre les répugnants, les assassins et autres catégories de « choses », le lieutenant arriva enfin au comptoir de la taverne. Aucune expression ne pouvait se dessiner sur son visage. Elle se contenta de demander un rhum, d’une voix froide et neutre, sa dague toujours à la main pour trancher les premiers doigts qui l’effleureraient.

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Dernière édition par Elënna Cánendil le Lun 28 Jan - 12:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: - Songe sur l'onde, chaos au fond du godet - ( Elënna / Eärómbor ) Jeu 24 Jan - 12:05

Concentré sur un son, un seul, le Baroudeur faisait fit des borborygmes et tirades affligeantes qui emplissaient la pièce. Il n'y avait que le bruit du sirupeux spiritueux pour l'aider à s'échapper de cette geôle rance. Tous les autres éclats, étaient lointains, comme étouffés sous une cloche de verre .... Il expirait, longuement. Il jubilait, intérieurement.
Il lorgna le liquide vermeil, confiné dans cette hébétude, durant quelques minutes avant qu'un événement attire son attention. L'entrée d'une femme, bien qu'on pusse en douter à son allure, car la donzelle avait le port et l'aplomb d'un guerrier. Ses traits et ses courbes l'avaient bien évidemment trahi et d'emblée, placée dans une situation désagréable. Comme un petit bijou d'orfèvre, elle attirait les convoitises et les regards lubriques ... Il y eut bien quelques sifflements irrévérencieux, entre autres ricanement graveleux, mais personne ne se prêta a la "palpation du fruit défendu". Courageux mais pas téméraires ... Il fallait dire que la mignonne était plutôt équipée, et si elle se calait de l'acier en baudrier, ce n'était surement pas pour se cacher derrière. Cela plut indéniablement au Bretteur, qui toisait l'Elfe. Il se fit, quant à lui, bien plus discret et son manteau d'ombres l'y aida grandement.

Première gorgée ... La vilaine n'avait pas fait les choses à moitié, le cru était divin. Parfaitement épicé, l'on ne sentait là, qu'une très lointaine essence de clou de girofle. Frais au palai, ardent en dedans, la liqueur sembla considérablement délasser l'arpenteur. Il attendait toujours, l'inéluctable provocation des petits merdaillons qui de concert, avaient du s'atteler à 'calmer un néophyte qui ne connaissait pas bien les lois d'la nouvelle Atarnelis'. Elle vint, bien plus tôt que prévu d'ailleurs. Huit hommes entrèrent dans cette bicoque branlante et sans requérir l'avis des experts, ils affichaient bien le profil d'escarpes en puissance. Cinglés de cuir élimé, de vieille ferraille et armés de lames brunies, il faisaient reculer la cohue, exhalant un doux parfum aux composants variés : sueur, alcool, tabac entre autres fumets, bien moins agréables. Leur meneur, un rustaud aux visage lunaire et aux chicanes moisies, sembla chercher quelqu'un, il parcourait ses ouailles du regard avant de tomber sur "l'intrus". Il commença donc, en bon coq, à se pavaner devant ses larrons, quand il vit devant lui, un bout de viande bien plus gouleyant. Léchant ses doigts qu'il glissa dans sa tignasse épaisse et grasse, il se dandina jusqu'à l'Elfe en lui vomissant sa petite sérénade :

" Hola mignonne, tu as l'air bien esseulée et perdue ... Tu veux que je t'aide à trouver le nord ? "

Acclamé par son auditoire de soiffards, le malandrin hocha vigoureusement la tête. Les rires éraillés semblèrent l'encourager, puisqu'il se mit à tourner autour d'elle.

De son coté, le Métis observa la scène, sans broncher, il fallait dire que jouer les paladins n'était pas spécialement son fort. La pure sang semblait de surcroit, capable de mettre à mal ces péquenauds, plus axés sur l'intimidation que sur la castagne. Il se refusa cependant le privilège de perdre une miette de la scène à venir, il reprit une longue rasade de vin épicé, la manicle sur le pommeau de son fer ... Sait-on jamais. Si il avait appris une chose, c'est que les vrais combattants se reconnaissaient entre tous ... Il y allait avoir du sang sur les pavages des rivois. Peut-être une occasion de nettoyer un peu les venelles, ca sentait le rat et ca proliférait depuis un bon moment déjà.

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MessageSujet: Re: - Songe sur l'onde, chaos au fond du godet - ( Elënna / Eärómbor ) Lun 28 Jan - 12:57


« Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu... »

L’odeur de l’alcool et la chaleur mêlait au fumet de la transpiration des hommes auraient pu frémir n’importe qui. Elënna, en temps normal, aurait lâché une phrase sèche en plissant le nez. Mais ce n’était pas la première fois qu’elle se trouvait dans les lieux comme celui-ci et qu’elle n’était entourée que d’ivrognes et autres personnes farfelues. Comme si la scène repassait devant ses yeux, l’elfe se revit dans cette taverne chez les métamorphes aériens. Là aussi, elle avait été regardé avec envie mais elle ne s’était pas laissée faire et aurait certainement fini dans un sale état si le chef de ce clan n’était pas intervenu.

Ce souvenir la convint de rester calme pour une fois. Malheureusement, elle savait que ce qu’elle se promettait ne durait jamais bien longtemps. Elen sentait les regards glissaient sur son corps alors qu’elle avait du mal à supporter la chaleur étouffante mais n’osait guère retirer la cape qui lui servait d’obstacle aux regards indiscrets. Les rires, sifflements et discussions qui la concernaient ne cesser plus. Faisant abstraction de tout cela, la jeune lieutenante se contenta de regarder le barman s’affairer à sa tâche. Elle priait les dieux pour qu’aucune de ses brutes soit plus courageuse que les autres et ne lui adresse la parole ou la frôle. Décidemment, il n’y avait jamais de gentleman prêt à s’interposer dans ce genre de taverne. Les lames dans son dos attendaient patiemment que le plus gourmand des hommes tente sa chance. Elënna fit glisser sa dague entre ses doigts, jonglant avec comme pour oublier les personnes qui l’entouraient.

L’homme au comptoir, qui semblait aussi alcoolisé que les autres avec son nez rouge et sa chevelure décoiffée s’approcha enfin d’elle et fit glisser sur le bar de bois un verre qui fut bien vite à moitié plein ou bien à moitié vide, une partie ayant coulait lors de la glissade. La dague de la belle se planta dans le chêne puis elle saisit son verre de ses doigts fins et délicats protégés de gants qui semblaient être la suite de la combinaison de cuir qui lui servait d’habit. La princesse en fuite se maudit d’avoir une tenue aussi provocante même si, elle, elle ne voyait pas cela comme ça. Portant la boisson à ses lèvres, elle les y trempa pour goûter au breuvage demandé. Le rhum était fort et il sembla redonner de la force à Elënna qui sourit lorsque le liquide glissa le long de sa gorge laissant à son passage, comme une légère marque de brûlure. Du bout de sa langue, la demoiselle récupéra une goutte qui avait perlé au coin de ses lèvres. Un énième sifflement retentit suivi de rires rauques et imbéciles. Elle ne dit rien, se contentant de lever les yeux au ciel.

Puis la porte de l’auberge s’ouvrit une première fois depuis son entrée. Un petit groupe de huit hommes pénétra dans le bâtiment chancelant. Les gens s’écartèrent sur leur passage alors qu’ils avançaient directement en direction du comptoir où se tenait Elen. Elle les regarda du coin de l’œil mais ne leur accorda pas plus d’attention qu’aux autres. L’odeur nauséabonde se fit de plus en plus prenante alors que le club des huit marchait vers elle. La jeune elfe ne savait pas pourquoi mais elle sentit aussitôt qu’ils ne la laisseraient pas tranquille. Quelques bruits de pas résonnèrent sur le parquet, on aurait presque pu entendre sa langue repoussante qui se glissait sur les doigts du chef de la bande. Bien vite, il fut derrière la brune et dégobilla des mots qu’il ne tarderait pas à regretter.

" Hola mignonne, tu as l'air bien esseulée et perdue ... Tu veux que je t'aide à trouver le nord ? "

Les rires et encouragements fusèrent de nouveau alors que le silence qui s’était installé à leur arrivée prenait la fuite peu à peu. L’homme aux dents entamées afficha un air fier de lui et commença à marcher autour d’Elënna qui lâcha son verre du regard pour se retourner face à l’assemblée et à l’idiot qui osait lui parler. Un sourire éblouissant et faux s’afficha sur le doux visage aux traits fin de l’elfe. Le nigaud crut sincèrement à cet élan de charme car il se stoppa net en lui lançant un … « sourire » étonné et fier de lui. Il puait la superficialité. Un homme comme lui se contentait de se pavaner en faisant le dur à cuire pour finalement fuir la queue entre les jambes lorsqu’une difficulté s’annonçait. Se détachant du comptoir, la guerrière s’avança vers lui et approcha son visage du sien.

" Le Nord ? J’en viens justement et je peux vous assurer que les hommes de votre genre, je n’en ai fait qu’une bouchée. "

Une fois de plus, un sourire nié se dessina sur le visage du meneur. Elen pouffa légèrement en remarquant ses joues rosirent légèrement. Il n’avait pas compris. L’elfe aux lames était tout sauf une catin, ceux qui l’avaient approchés n’avaient plus jamais frôlé qui que ce soit. En effet, dans leur tombe, la compagnie était minime. La belle approcha ses lèvres de celui de l’ivrogne. Les souffles se retirent alors que des sourires vainqueurs s’affichèrent sur la figure des autres membres du groupe. Personne ne s’en rendit compte mais sa main qui était à sa taille se leva dans un geste naturel pour se rendre sur le visage de l’homme. Malheureusement pour lui, la dague qui était plantée dans le comptoir de bois ne s’y trouvait plus. D’un geste élégant mais mortel, la lame glissa sur la gorge de l’homme. Un flot de sang se mit à couler sinueusement sur le corps qui tombait au sol, inerte.

Les regards étaient figés et les bouches bées. Qui serait le premier à réagir ? Un gros barbu fonça alors sur le lieutenant elfique et c’est là que le chaos le plus total commença. Les ivrognes se mirent à se taper sans raison et quelques hommes à courir après la tueuse. Elënna n’aimait pas donner la mort à une personne, mais celui-ci avait été la personne de trop. Rapidement, elle se hissa sur le bar et sortit ses deux lames. Esquivant les une ou deux bouteilles qu’on lui jetait dessus, elle reçut cependant un verre cassé qui lui entailla la cuisse. Elle grogna et avança sur le comptoir le plus rapidement possible. N’y avait-il que des personnes insensées ici ? Certes, elle avait lancé les hostilités mais bon. Bondissant de son perchoir la belle sa faufila entre les combats et fut rapidement plaquée sur une table, une main sous la gorge. Elle lâcha ses sabres et donna des coups de poings dans le visage du mastodonte qui l’avait attrapé. Malheureusement, la bête ne semblait rien sentir et il se mit à rire en la regardant se débattre…

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MessageSujet: Re: - Songe sur l'onde, chaos au fond du godet - ( Elënna / Eärómbor ) Jeu 31 Jan - 4:06

- Chaque élément a son influence dans une atmosphère, une voûte chargée dissuade les badauds de mettre leur nez dehors, annonçant l'orage à venir. Un puissant vent marin porte ses embruns aux cotes, annonçant la houle, qui maintient les jonques au port ... L'arrivée d'une ost de défroqués, décourage les piliers de comptoir de persifler, augurant le chaos. Dans ces conjonctures, les plus malins se font des amis, mais personne ne lutte contre la discorde et tout le monde s'expose aux mêmes risques, celui impliquant leurs omoplates et une dague mal placée.
Bien qu'il ne fut devin, le Bretteur savait pertinemment que sa tranquillité serait troublée par la rixe à venir et il détestait devoir endosser le tabar immaculé du bienveillant paladin. Il aimait ces troubles, du moins, il adorait en être le spectateur et n'était sans doute pas le dernier à les provoquer, à ses heures perdues. Mais qu'avait-il à se mettre sous le fil de l'épée ? Une brigue de belliqueux engorgés comme des puits, aussi capons que gauches. Leur seule force semblait-être basée sur la fameuse "valeur numérique", mais si ils se prenaient pour des loups, il n'étaient en vérité que de vulgaires charognards. Ils avaient bien plus souvent du profiter de ce genre d'évenements pour dépouiller les cadavres, qu'arracher les biens de leurs victimes à la sueur de leur front et à la force de leurs bras. C'est sans aucun doute pour cette raison que le Chefetain de la horde n'avait pas vu venir la morsure funeste de l'Elfe, celle qui vint sonner le glas des hostilités. Avec une désinvolture sans pareil, le Bâtard prit une nouvelle gorgée de son cru, faisant fit de la bataille non-rangée ... Mais personne n'en réchappe, l'essaim vint à lui, réclamant son tribut de sang.

Un des soiffards, titubant, vint s'écrouler sur sa table, renversant le contenu du ballon d'hypocras sur le bois. Quel gâchis, un si bon cru ... Inclinant les pieds de sa chaise, Eärómbor posa sa cuissarde sur l'étal, chassant le gueux qui l'ornait comme un vieux monceau de viande faisandée. Il vit le premier nigaud se prêter au pillage, élancé dans une charge hasardeuse, lame levée en pronation, et quelle lame, une sorte de fauchon émoussé qui avait sans doute plus battu de reims de porc, que broyé d'os de guerriers. Pour répondre à cet abordage plus burlesque qu'effrayant, le Demi-elfe apposa sa semelle sur la tranche de sa tablée, renversant sur les genoux de son assaillant la lourde plaque de chêne. S'effondrant lamentablement aux pieds du sang-mêlé, l'homme tenta vainement de se relever, mais il n'eut pas le délai escompté ... L'acier effilé d'une dague se planta profondément dans son crâne, l'amenant à s'arque bouter dans un élan de douleur, seule une torsion habile de poignet le fit s'affaisser pour de bon.

Déjà relevé, le fils d'Hoölost essuya le fer sur son tabar, de sa senestre. De sa dextre, il glissa ses doigts sur le pommeau de sa lame longue et courbe, avançant d'un pas précautionneux vers le foyer de cet embrasement. Un des larrons de l'égorgé l'aborda bien vite, amorçant un estoc maladroit. Présenté de profil le croisé parvint sans mal à esquiver, tirant le sabre à son écrin, au cas ou il viendrait à l'esprit de son ennemi de miser sur une attaque composée. Une tranche extérieure était vite venue ...
Le poivrot mit bien trop de temps à réagir, à son plus grand dam, car d'une tranche remontante, le Spadassin chassa son couperet avant de l'enrouler vers l'exterieur et sans grand peine, il écharpa l'avant bras du poinçonneur. Sectionnant ce qui devait être une artère, il laissa le brigand tenter d'éponger laborieusement sa plaie.

Et de deux ....

Mais son plus cruel châtiment attendait le mastodonte qui chevauchait l'Elfe. Tâchant de se frayer un passage vers le comptoir, il se prêta à un détour, gratifiant un nouveau débiteur, d'un chassé à la rotule. Il lui fallait opérer vite, sans risquer de toucher la Guerrière et il trouva bien vite la solution. Présenté dans le dos du lourdaud, il s'insinua sous son fessier pour gratifier son jonc, sans doute gorgé, d'une profonde entaille. Ce qui força le veau à se redresser dans un mugissement de douleur. La tête bien droite sur les épaules, la nuque raidie par l'estafilade de la dame à rouelles, le condamné se prêta à la sentence de l'Epéiste. Une tranche nette, fort bien exécutée, qui envoya sa tête rouler derrière le paravent du taulier dans un bruit spongieux. Les afflux régulier du gisement de vin de vie, vinrent moucheter le plancher et la Dame de fer, d'élégantes souillures. Sans doute en avait-elle vue d'autres ...
Balayant le décapité d'un revers, le Duelliste libéra la gradée de son carcan de chair froide, l'invitant d'un mouvement de tête à se relever et à récupérer ses effets. Si les moins téméraires venaient de passer par la grande porte, les plus audacieux s'étaient déjà mis en position, six hommes à dire vrai. Des férus de pouvoir qui souhaitaient tenir la "Nouvelle Atarnelis", des grippeminauds qui semblaient savoir ce qu'indiquerait leur défaite : La fin de leurs petites affaires, l'envol de leur crédit et l'ascension de nouveaux maîtres bandits, qui se montreraient bien moins appliqués que les deux insurgés, dans l'art de donner la mort.-

" Quand on en aura fini avec vous, on suspendra vos gueules sur de jolis épieux et on donnera vos charognes à nos molosses " Vocifera l'un d'entre eux avant d'expulser un glaviot bruni par le tabac au sol.

" Venez déjà les saisir, si vous avez encore des mains pour les effleurer d'ici l'aube ... " Railla le Bâtard, avant de présenter la garde du fou à ses concurrents. Puis dans un murmure il s'adressa à l'Elfe. " Rôdée pour une folle danse ? "





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MessageSujet: Re: - Songe sur l'onde, chaos au fond du godet - ( Elënna / Eärómbor ) Dim 3 Fév - 16:16


« Écrivons sans grâce, mais avec notre sang... »

Les effluves de sang et d’alcool se mélangeaient dans un fumet à l’odeur nauséabonde. Alors que les coups de poings et pieds commençaient, la bagarre faisait rage. La plupart des participants à celle-ci ne savaient ni pourquoi, ni comment et encore moins contre qui ils se battaient, mais rien n’était plus sûr que le combat était lancé. Une mâchoire craqua sous l’effet d’un puissant coup, un crachas de sang fut projeté sur le visage d’une des prostituées qui regardait la scène d’un air étonné, voir apeuré et le bruit du verre qui se cassait surplombé ce brouhaha qui durerait peut-être toute la nuit.

Elënna se débattait sous le poids d’un géant. Allongée sur le comptoir sous le corps de cet immonde alcoolique, l’haleine de celui-ci était insupportable alors qu’il riait aux éclats, fier de lui, ses mains baladeuses sur le corps fin de l’elfe. La rage pouvait se lire sur les traits d’Elen qui aurait coupé volontiers les mains de ce mal autrui si elle l’avait pu. La colère prit rapidement le dessus et levant son buste de toutes ses forces, elle mordit le coup du mastodonte, lui arrachant de la peau au passage. Il semblait si alcoolisé qu’il ne réagissait pas à la douleur. Etait-il humain ? Le temps n’était pas à la réflexion et la demoiselle devait trouver le moyen de se débarrasser de son agresseur. Saisissant une chaise entre ses jambes elle la cassa sur le dos du géant qui ne silla toujours pas. L’espace d’un instant, le désespoir put se lire sur les traits fins du doux visage. Alors quoi ? C’était ici et maintenant que sa noble vie s’arrêtait ? Dans les griffes d’un ivrogne des plus repoussants ?

Heureusement pour elle, alors qu’elle se démenait comme une diablesse, l’homme qui pesait de plus en plus sur elle, se redressa en mugissant de douleur. Tout se passa si vite, une lame se glissa sous sa gorge et sa tête fut tranchée comme s’il n’était qu’une simple poupée de chiffon. Le sang ne tarda pas à se déverser sur le plancher et à éclabousser la belle, qui se trouvait sous une personne inerte à présent. Son sauveur poussa le corps sans vie sur le sol, qui s’écrasa dans un bruit assourdissant. Fronçant les sourcils, Elënna passa sa manche sur son visage, étalant le liquide rouge plus qu’autre chose. L’homme à l’épée lui fit un signe de tête peu explicite qu’elle comprit rapidement. Elle se releva avec l’agilité qui caractérisait les elfes et récupéra ses armes.

Se retourna pour rejoindre l’épéiste, le lieutenant remarqua quelques peureux qui prirent enfin la fuite. Malheureusement pour eux, tous ne semblaient pas satisfaits de leur performance et en demandaient plus. Six hommes se tenaient face à eux, des sourires carnassiers et des rictus effrayants sur le visage.

" Quand on en aura fini avec vous, on suspendra vos gueules sur de jolis épieux et on donnera vos charognes à nos molosses. "

Il cracha sans gêne sur le plancher rougit du sang des quelques victimes. Un frisson de dégout parcourut l’échine de la guerrière qui ne silla pourtant pas, ne laissant apparaître sur son visage aucune émotion, juste un regard neutre.

" Venez déjà les saisir, si vous avez encore des mains pour les effleurer d'ici l'aube ... Rôdée pour une folle danse ? "

L’homme s’était légèrement penché vers elle pour lui murmurer quelques mots. Il semblait sûr de lui et ce ne put que plaire à Elen. Enfin un compagnon de combat à sa hauteur. Affichant un sourire ravi, presque sadique, la mâchoire crispée, elle susurra entre ses dents :

" Oh, si vous saviez depuis combien de temps j’attends de danser avec un homme tel que vous ! "

En effet, elle avait encore l’esprit ouvert à l’humour et osait sans honte s’en servir devant la ligne d’hommes enragés. Elënna s’avança d’un pas, son épaule se retrouvant près de celle de son sauveur, ses deux lames dans chacun de ses mains. Présentées pour le moment au sol, quelques gouttes glissaient le long du métal pour finir leur course à goutter sur le parquet. Dans un ordre muet, les quatre colosses se jetèrent sur le couple de guerrier en même temps. Et le combat reprit.

Les cris de rage puis de douleur reprirent en intensité. Alors que trois molosses se jetaient sur la jeune elfe, les trois autres étaient destinés à l’homme. Chacun leur tour les ivrognes tentaient leur chance mais le sang elfique de la demoiselle lui offrait quelques avantages certains sur ces mastodontes dépourvus d’agilité et de finesse. Esquivant les carcasses bondissantes, sautant de table en table, Elen riait doucement, comme amusée par cette bagarre. Certes, elle n’avait pas toujours eu ce sourire aux lèvres, mais avoir un compagnon de bataille ne lui donnait que plus envie de faire couler ce sang qui réclamait le sien.

Ses lames arrêtaient les armes de fortune dans un bruit de tintement presque mélodieux. Faisant preuve d’une agilité féline, le lieutenant elfique se glissait entre les titans leur assenant des petits coups destinés à les mettre en rogne plus qu’à les tuer. Une cuisse fut écorchée pendant que la victime oscilla sous son poids, un poignet craqua, les os en plusieurs morceaux et le dernier méchant eut le droit à une intimité certaine avec l’elfe. En effet, Elënna avait sauté sur le dos de celui-ci, accrochant sa main dans ses cheveux pour forcer l’homme à se pencher en arrière. Il cria de douleur et elle en profita pour saisir sa langue rapidement. La dague à sa ceinture fila une fois de plus dans les airs, coupant ce muscle indispensable à la parole. Ils avaient voulu sa mort ? Ils le regretteraient sans aucun doute…

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MessageSujet: Re: - Songe sur l'onde, chaos au fond du godet - ( Elënna / Eärómbor ) Mar 5 Fév - 17:18

" Oh, si vous saviez depuis combien de temps j’attends de danser avec un homme tel que vous ! "

Promesse enivrante ... Le demi-elfe avait abordé sa position, profil offert à ses ennemis, arme pointée vers le sol et poignet en pronation. Il ne sembla pas aussi enhardi et frénétique que son acolyte, il affichait une placidité tout à fait surprenante aux vues des circonstances. Il lorgna l'assaut sanglant de l'elfe avec un regard appréciateur, alors que le premier bandit, plus opportuniste que les autres, s'élança vers lui en brandissant une masse à une main. Fendant l'air, ce corps d'acier épais émit un vrombissement impressionnant, manquant de peu, le visage du bâtard qui s'était instinctivement penché en arrière. Voyant le corps de son ennemi exposé, du flanc à l'aisselle, il larda la couenne du rustaud au niveau des cotes, partant de l'abdomen au dos. Le bougre répondit d'un revers, s'attelant à panser sa large plaie, à l'aide de son autre manicle. Le Spadassin aborda cependant la même entreprise, mordant profondément le poignet du colosse, qui lâcha son fléau dans un beuglement rocailleux. Nouveau geste, fluide et prompt, l'Epeiste gratifia son concurrent de lice, d'une estocade de grâce, dardant le coeur palpitant qui s'était soumis à la pointe de son fer.

Le second vint, sur son flanc de concert avec le troisième saligaud, une tentative de tenaille qui surprit Earombor. Il ne s'attendait sûrement pas à voir ces pouilleux amorcer des manoeuvres stratégiques aussi "poussées". Les mollets bandés, laissant son genou ploir sensiblement, le duelliste ne bougea pas, il attendit la première amorce, une vulgaire taille exterieure du brigand posté à sa dextre. Là s'amorça "la danse", il fit une volte rapide fondant littéralement sur l'ennemi qui se présentait à sa gauche, l'homme surpris tenta une fente a l'aide de son cimeterre mais il scinda l'air, et sans ambages, le croisé planta sa dague entre les reins du belitre avant de le pousser violemment sur le dernier assaillant. Se précipitant derrière sa victime, élancée dans une charge à l'équilibre précaire, il dévora l'allonge du dernier rescapé, le gratifiant un coup de poing magistral. Ses gantelets sur-plaqués d'or brisèrent l'arete de ce tarin offert. L'épargné recula de plusieurs pas, la rigole et les lèvres maculées de sang avant de voir grandir dans son champ de vision, une semelle de bonne facture, celle qui marqua son faciès avant de le plonger dans un état de semi-conscience.
Décalant l'arme du malandrin d'un revers de botte négligé, le Sang-mêlé souleva l'homme par les cheveux, un quidam dont les épaules étaient déjà agitées par les sanglotements.
Sans doute désabusé par les capacités de ses ennemis, le bretteur souffla alors au supplicié :

" Va t'en en rampant pour ton salut et souviens toi que tu me dois une vie ... Désormais tu seras mon informateur ici et si tu t'avisais de ne pas honorer ta dette, je te ferais connaître une mort lente et douloureuse. Maintenant disparais ... "

Balbutiant quelques remerciements, le traine-semelle hocha affirmativement la tête, les jambes flageolantes. Il se tourna ensuite vers l'Elfe, les yeux embués par les larmes avant d'être jeté à terre par le ferrailleur. Il prit la poudre d'escampette, parcourant les quelques mètres qui le séparaient de la porte à quatre pattes. Enfin il fut à même de se tourner vers l'Elfe, la gratifiant d'un sobre fléchissement de nuque, il se tourna enfin vers sa tablée, les yeux plissés. Triste spectacle que voilà, il s'en retourna vers la guenon, qu'il soupçonnait d'être indirectement liée à la brigue de bras cassés et lui intima l'ordre de tout remettre en place, ainsi que de fournir nourriture et boisson. Le chaos avait fait place au silence, désormais la plupart des soiffards plongeaient leurs nez au plus profond de leurs godets. Revenant à la guerrière, il scruta son cou, sur son derme subsistaient bien quelques marques de doigts. Il vint donc rompre le silence sur ce constat :

" Vous ne garderez pas de marques. Vous êtes solide ... " - Il laissa naître un très maigre rictus sur ses lèvres- " Un verre de bon cru vous dégagera le gosier et vous fera oublier l'odeur de ces charognes ... "

Relevant ce qui fut sa tablée, il sollicita l'aide d'un des clients pour dégager le corps de son premier assaillant, le reste du personnel avait fort à faire. Puis il replaça les sièges alors que les grouillots s'affairaient à éponger le sang. Ne restait plus qu'à attendre les grâcieux dons de la maison. Il s'installa donc à nouveau, avant de détailler plus amplement la Haute-Elfe, aux vues de son style de combat, une discipline qu'il avait déjà vue, il ne put s'empêcher de s'enquérir :

" Qu'est-ce qu'une membre d''infanterie de Rigbarddan vient faire dans un tel taudis ? "
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MessageSujet: Re: - Songe sur l'onde, chaos au fond du godet - ( Elënna / Eärómbor ) Lun 18 Fév - 8:12


« De la rencontre au sentiment, il n’y a qu’un petit pas à franchir... »

Alors que l’atmosphère pesante ne semblait pas se calmer et que les combats commencèrent, Elënna avait surpris le regard de l’homme sur elle, elle qui avait été la première à quémander sa vengeance auprès de ces mal autrui. Mais ce fut rapide car déjà l’un d’eux se jetait sur lui. Chacun de son côté, l’elfe et l’homme se virent assaillis de toute part par les molosses qui ne demandaient que la peau de ses deux personnes qui étaient venues déranger leur prospérité. Eux qui étaient certainement qualifiés de « gars à ne pas embêter » venaient de voir leur réputation descendre plus bas que terre grâce aux deux inconnus d’Atarnelis.

L’épéiste se défendait drôlement bien. Bien qu’occupée à harceler ses ennemis, Elen ne pouvait s’empêcher de regarder comment se battait son acolyte du jour. Rapidement, les cris de douleur et le sang firent place au courage fou dont avaient fait preuve les alcooliques. La demoiselle prenait un malin plaisir à punir ses hommes dénués d’élégance et de bonnes manières. Elle ne les tuerait pas car elle était bonne, mais la guerrière leur faisait assez mal pour qu’ils se souviennent assez longtemps de ne pas embêter une belle jeune femme ou elfe qu’ils pourraient croiser par pur hasard dans une taverne. Après tout, pourquoi ce sexe composant la moitié du monde ne pourrait-il pas profiter des plaisirs d’une soirée au chaud avec la gorge trempée d’alcool ?

Petite parmi sa race et face à ces mastodontes, Elënna parvint pourtant à mettre tous ses adversaires hors d’état de nuire. Essuyant de son doux visage les éclaboussures de sang qui le parsemait, elle ronchonna doucement. En quittant son poste d’héritière au trône de Rigbarddan, elle avait aussi abandonné la propreté quotidienne et l’irréprochabilité de sa tenue. L’homme qui lui avait tenu compagnie durant le combat semblait avoir lui aussi épargné les malpropres. Cependant, il venait de saisir la chevelure aux joues couvertes de larmes salées. L’espace d’un instant, la compassion se fit présente dans le cœur de la belle mais elle repensa à cet homme qui l’avait plaqué sur la table et une mine de dégoût s’afficha sur son visage. Finalement non, elle ne les plaindrait pas.

" Va t'en en rampant pour ton salut et souviens toi que tu me dois une vie ... Désormais tu seras mon informateur ici et si tu t'avisais de ne pas honorer ta dette, je te ferais connaître une mort lente et douloureuse. Maintenant disparais ... "

Quelques mots sortirent de sa bouche, des remerciements ou bien des excuses, le lieutenant n’y fit pas attention. Il posa sur elle un regard digne d’un enfant grondé avant d’être balancé plus loin pour finir par fuir la queue entre les jambes tel une petite bête apeurée. Un sourire ravi s’afficha sur les lèvres de la princesse elfique. Vengeance elle voulait, vengeance elle avait eu. Elle se devait de remercier ce brave homme qui l’avait aidé. Celui-ci lui accordant un léger hochement de tête, sans un mot, et se retourna pour dire quelques mots à la serveuse qu’Elen ne perçut pas. Un désordre impressionnant régnait à présent dans la salle de la taverne et aussi, la serveuse se précipita pour tout ranger avant que son patron ne débarque. Il restait encore quelques alcooliques, le nez plongé dans leurs choppes, se faisant passer pour les plus discrets possibles. L’inconnu à l’épée reposa enfin son regard sur elle et parla pour la première fois depuis la fin de la lutte.

" Vous ne garderez pas de marques. Vous êtes solide ... Un verre de bon cru vous dégagera le gosier et vous fera oublier l'odeur de ces charognes ... "

Quelque chose semblable à un sourire faible se dessina sur ses lèvres. Elënna, elle, lui sourit franchement le remerciant d’un simple signe de tête. Il se détourna et regagna la table à laquelle il était assis lorsque tout avait commencé. Après l’avoir regardé dégagé un corps inerte à l’aide d’un homme qui ne semblait pas très net, la belle le rejoignit de sa démarche féline. Les chaises furent remises à leur place comme s’il ne s’était rien passé et l’homme s’assit en disant quelques mots qui étonnèrent la jeune elfe.

" Qu'est-ce qu'une membre d''infanterie de Rigbarddan vient faire dans un tel taudis ? "

Arquant un sourcil comme pour montrer sa surprise, Elënna ne fut que plus motivée à entamer la discussion. Se glissant sur la chaise qui faisait face à l’inconnu, elle jeta un regard derrière elle alors que son ventre criait famine. La serveuse s’affairait derrière le comptoir et semblait obéir aux ordres de l’épéiste. Un sourire satisfait orna une fois de plus ses traits. Reportant son attention sur son compagnon de combat, la guerrière passa une main dans ses cheveux teints d’un brun clair. De sa voix douce, elle prit enfin la parole.

" Pour répondre à votre question, rien de bien précis. Après tout, n’ai-je pas le droit d’être ici moi aussi pour me rafraîchir ? "

Une lueur d’amusement passa dans son regard. Elle détailla un peu plus celui qui lui faisait face. Sa carrure impressionnante et ses traits durs semblait tout à fait humains. Pourtant, il y avait quelque chose qui dérangeait Elen. Sa peau était teintée de cette couleur si caractéristique des elfes sylvains, d’une autre espèce de la race dont elle faisait partie. Ses traits étaient mêlés de douceur elfique et du brut des humains. Encore plus étonnant. La curiosité reprenait le dessus sur la demoiselle qui avait peut-être face à elle une de ses personnes reniées par les elfes car elles n’étaient pas complètement elfique justement. Remuant son nez par réflexe, elle tapota le bout de ses ongles sur la table de bois et reprit la parole.

" Je m’appelle Elënna Cánendil, lieutenant, des armées elfiques de Rigbarddan comme vous sembliez l’avoir remarqué. Avec qui ai-je l’honneur de partager cette douce soirée ? "

Déjà les pas de la guenon résonnèrent dans le dos de l’elfe, il ne restait plus qu’à espérer que le repas serait bon et rassasiant.

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MessageSujet: Re: - Songe sur l'onde, chaos au fond du godet - ( Elënna / Eärómbor ) Sam 23 Fév - 5:13

Glissant ses doigts sur la rêche pousse de barbe qui auréolait son menton, l'Epéiste écouta l'Elfe avec beaucoup d'attention. Il s'attardait sur le moindre détail d'expression, allant de sa gestuelle jusqu'à son langage, ces composants étaient généralement révélateurs d'une personnalité. Bien qu'il ne fut point en mesure de lire dans les âmes comme dans un livre ouvert, il était doué d'une bonne intuition et d'un sens de la déduction salutaires à sa survie. Dardant les mirettes de la Gradée de ses iris éméraldins, il ne relâcha pas un petit rictus amusé, elle avait de l'aplomb et on ne pouvait le nier, une ascendance singulière. -
La réponse de la guerrière ne sembla pas spécialement convenir au spadassin, bien évidemment il ne le laissa pas transparaître, mais il sembla peiner à croire, qu'une femme de sa trempe, vienne user les bancs d'un tel rade pour la "carte". Pour souhaiter se pavaner en Nouvelle-Atarnelis, il fallait avoir quelques élans suicidaires ou l'envie d'en découdre. Sur les quais de cette cour des miracles, aucune journée n'était placée sous giron de la quiétude ...
Il n'eut cependant pas l'audace de pousser le vice en la harcelant de questions, il se contenta d'hocher affirmativement la tête avant de suivre son introduction. Il ne sembla pas surpris lorsqu'elle lui exposa son grade, si il avait percé à jour la provenance de son profil martial, il devina qu'une maîtrise comme la sienne n'était pas acquise par le premier bleu venu.
Puis vint ce nom, Cánendil, évocateur mais impossible à replacer. Il l'avait déjà entendu, pour sûr, mais peu investi dans les hautes instances de ce monde, il ne parvint pas à lui trouver de place singulière. Là dessus, il ne manqua donc pas de répondre à la présentation soutenue de son invitée :

" Eärómbor, des monts d'Höolost. Epéiste par volupté, mercenaire par nécessité ... " - Il ne manqua pas de rire intérieurement de son intitulé. - " Vous me voyez ravi de croiser votre route Elënna ... "

Il n'eut pas de verre à relever mais inclina légèrement la nuque, avant de se tourner vers la vilaine. Elle semblait avoir perdu de sa contenance à dire vrai, elle n'osa pas une seule seconde, poser son regard sur le Bretteur. Bien chargée, elle déposa sur la table une nouvelle bouteille d'Hypocras de très bon cru. Elle eut bien du mal d'ailleurs, elle déposa la belle bouteille comme si on lui arrachait le sou, ce qui amusa grandement le Croisé. Accompagnant le doux nectar de petites rondelles de cochonnaille aux noisettes et d'une corbeille de pain aux céréales bien dorés. De quoi faire oublier les fâcheux affrontements qui secouèrent l'établissement une poignée de minutes plus tôt. Tapotant sournoisement le bois lézardé du bout des doigts, le bâtard poussa le vice, forçant la gueuse à assurer le service. C'est bien le moins qu'elle pouvait faire ... Les ballons se remplirent du sirupeux aux fragrances épicées.
Plutôt appliqué, le Semi-sylvain dégaina précautionneusement sa lame, ce qui fit sursauter la tenancière qui ne demanda pas son reste, elle fila plus vite qu'un destrier vers les fourneaux. Ponctuant ce départ d'un petit rire, le duelliste passa sur le plat de son fer, une belle pièce de tissu soyeuse, épongeant les filets sanglants qui le mouchetaient.

" Alors dites moi, qu'avez vous prévu pour votre excursion dans la Capitale ? J'imagine que vous désaltérer ici n'était qu'une petite escale sur un itinéraire. "

Cupidité ou plaisir de partager sa présence, ces deux sentiments s'entremêlaient. Il était d'ailleurs bien rare que le danseur de lame apprécie la présence de quelqu'un, si ce n'était celle de certains de ses anciens compagnons. Bien qu'il fusse occupé à faire reluire sa fidèle et tranchante alliée, il garda une oeillade sur la factionnaire. Oui il semblait très attaché à son bout de ferraille, très méthodique et doux avec ce bel outil ... Jugeant que son ouvrage était achevé, il consulta son reflet dans l'acier avant de reposer l'arme sur ses genoux.

" Pourrais-je voir vos lames ? . " Oui cette question semblait bien incongrue, étrange, mais il sembla tout à fait sérieux.
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MessageSujet: Re: - Songe sur l'onde, chaos au fond du godet - ( Elënna / Eärómbor ) Jeu 7 Mar - 8:00


« Sans sortir la lame du fourreau, il réussit à prouver que personne ne pourra le vaincre... »

Un regard empli de réflexion était posé sur Elënna. L’homme l’écoutait avec attention, semblant scruter le moindre de ses mouvements, la moindre parcelle de son corps comme elle l’avait fait quelques minutes auparavant. Après tout, voir une femme dans un quartier comme celui-ci était-il normal ? En aucun cas. Seuls les hommes mauvais et les prostituées osaient se pavaner dans les rues de la nouvelle Atarnelis. Bien entendu, elle n’avait rien d’un homme et encore moins d’une prostituée. Moulée dans sa combinaison de cuir, elle n’en restait pas moins élégante mais n’avait absolument rien à voir avec ses femmes offrant leur corps pour pouvoir vivre et habillées de guenilles. Alors peut-être était-elle folle ? Non plus. Si elle était venue, ici, c’était dans un but bien précis : rencontre un homme ayant des informations pour l’armée elfique. Soit, elle ne savait pas de quoi il s’agissait réellement, mais dans tous les cas, celui-ci n’avait pas décidé de se pointer et la suite de l’histoire venait de se dérouler quelques minutes auparavant. L’homme était curieux et ne semblait pas avoir cru l’histoire de la visite touristique. Pourtant, il ne s’attarda pas sur la question.

L’épéiste a hoché tout de même sans dire mot. La curiosité n’avait toujours pas quitté l’esprit de la belle. Ils étaient peu nombreux les demi-elfes qui osaient exposer sa nature, le ferait-il ? Beaucoup répugnaient l’idée de s’adresser ou ne serait-ce que de croiser un enfant né d’un parent humain et d’un autre elfique, encore plus si celui-ci était un elfe d’ébène. Cependant, Elen n’était pas comme cela. Qui était-elle pour juger ? Qui étaient les elfes pour oser choisir de l’existence ou non de jeunes gens ? De plus, seconde héritière du trône de Rigbarddan, elle reniait ses origines pour faire ce dont elle avait toujours rêvé. N’était-elle pas aussi différente des autres en ce point ? Rares auraient été les princes ou princesses fuyant leur vie pour celle qui se résumait à la saleté, la sueur et le sang. Aucun elfe n’aurait envié le lieutenant. Pourtant, elle était fière d’elle, de ce qu’elle avait osé faire et de ce qu’elle avait réussi à devenir. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres à cette idée. Le brun répondit ensuite à la politesse.

" Eärómbor, des monts Höolost. Épéiste par volupté, mercenaire par nécessité… Vous me voyez ravi de croiser votre route Elënna… "

Inclinant légèrement la tête comme pour la saluer, l’homme se tourna ensuite vers la serveuse. La guerrière sourit à sa réflexion et à son nom. Peut-être avait-elle visé juste, du moins elle le pensait. Celui-ci portait un prénom qui sonnait fortement elfique et les personnes qui s’y connaissaient ne pouvaient que s’en rendre compte. La guenon semblait effrayée par le couple de combattants. Elënna ne dit rien, la regardant faire. Elle posa une bouteille de vin rouge sur la piteuse table en bois ainsi qu’une petite assiette de charcuterie et quelques boules de pain. Affamé, le ventre de la jeune elfe répondit en écho du bruit des aliments qui se posaient sur la table. Ses joues rosirent légèrement alors qu’elle espérait que personne n’ait entendu. Le fameux Eärómbor tapota le bois du bout des doigts et la serveuse se précipita pour remplir les verres. Décidemment, il devait être effrayant voir hypnotisant en combat. Après tout, elle n’avait pas réellement eu le temps d’admirer la manière qu’il avait de jouer de sa lame même si le peu qu’elle en avait vu, lui avait plu. D’ailleurs, il dégaina son arme, la gueuse bondit et prit la fuite, il rit doucement et nettoya sa fidèle amie d’un carré de tissu. L’arme était belle, mais pas autant que celles elfiques, que celle que possédaient Elen.

Reprenant la parole, l’épéiste laissa aller sa curiosité, demandant à la belle ce qu’elle comptait faire de son séjour dans la capitale humaine. Une petite escale… A vrai dire, elle n’aurait pas dû être là ce soir et devrait déjà être en route pour retrouver Rigbarddan et son peuple, mais tout n’avait pas tourné comme cela aurait dû se passer. Elle fit une moue étrange sur laquelle aucun sentiment n’aurait pu se reflétait. L’homme ne cessait de frotter sa lame mais de temps en temps, son regard lâchait son arme pour jeter un coup d’œil à l’elfe. Une fois le travail terminé, Eärómbor posa son épée sur ses jambes et reporta vraiment son attention sur la demoiselle.

" Pourrais-je voir vos lames ? "

Elënna crut d’abord à une blague mais le ton tout à fait sérieux et le visage neutre de l’homme la convainquirent du contraire. C’était bien la première fois que quelqu’un s’attardait sur ses lames et non sur ses formes. Un sourire ravi s’afficha sur son visage. Tirant ses lames de derrière son dos, où elle les avait replacés, le lieutenant fit glisser le plat de la lame sur sa tenue pour en essuyer les traces de sang et tendit ses sabres au demi-elfe. Il était rare pour un elfe de posséder ce genre d’armes mais ces lames avaient été fondu spécialement pour elle et après tout, n’était-elle pas différente des autres ?

" Ce sont des sabres elfiques. Etonnant n’est-ce pas ? Les sabres n’ont jamais été les plus fidèles compagnons des elfes, mais les miens si. Pour ce qui est de mon séjour à Atarnelis, à vrai dire, je n’avais pas prévu tout cela. J’étais seulement de passage pour… rencontrer un vieil ami dirons-nous. "

La guerrière sourit, regardant sa défense entre les mains d’un illustre inconnu. Pourtant, elle n’avait pas de doute sur lui. Après tout, pourquoi lui aurait-il sauvé la vie si ce fut pour la tuer ensuite ? Quoique cela pouvait être logique s’il avait été engagé… Mais bon, pour le moment, Elen n’avait pas de quoi se méfier de cet homme. S’accoudant sur la table, son menton au creux de la paume de ses mains, elle se mit à grignoter les quelques aliments présents sur la table. Saisissant son verre du bout des doigts, elle le porta à ses lèvres pour en boire une gorgée. Le cru était bon, sans aucun doute. Se délectant du goût si particulier qu’avaient ses vins, son regard ne lâchait pas l’homme qui se trouvait face à elle.

" Pardonnez ma curiosité mais… Vous n’êtes pas qu’humain n’est-ce pas ? "

Sa voix s’était faite douce et basse. Peut-être qu’Eärómbor ne voulait pas que toute la taverne soit au courant…

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MessageSujet: Re: - Songe sur l'onde, chaos au fond du godet - ( Elënna / Eärómbor ) Jeu 14 Mar - 19:37

- Sur l'invitation d'Elënna, Eärómbor ne se priva pas de saisir l'emmanchure d'un des sabres. Avec une maîtrise et une prestance particulière, il soupesa l'arme avant de glisser sa paume au niveau de la garde. Testant son équilibre, qu'il estima parfait il gratifia la propriétaire d'un hochement de tête affirmatif avant de s'attarder sur le pommeau. Oui, le savoir faire elfique était là, des éons de pratique et de perfectionnement. D'un geste prompt, il fit chanter l'acier, fendant l'air d'une estocade puissante. Le vrombissement était clair, teinté d'un sifflement particulier. Une musique à nul autre pareil.
Esquissant un nouveau sourire, le sang-mêlé fit virevolter l'outil, accueillant le plat de lame sur son derme, refermant ses doigts avec une dextérité suffisante pour ne pas essuyer la morsure de la tranche, il tendait le pommeau vers la Lieutenante. -

" Très bonne lame, elle a un timbre particulièrement agréable à écouter. Plus que les percussions que constituent le heurt des fers, j'aime entendre l'acier fendre l'air.
Puisque votre vieil ami perds le temps dont il aurait pu jouir en votre compagnie, je vais gagner le mien. "


- La gradée posa enfin une question, une question qui venait souvent animer les discussions de l'Epéiste. Ah. Oui, houleux sujet que sa bâtardise. Nombre de haut-elfes, aux faits de son statut, ne se privaient pas de le toiser comme si il avait été un pestiféré, un porte-mal nimbé de léproserie. A l'estimation du Croisé, naître de l'union de deux peuples était pourtant une belle symbolique. L'allégorie de l'unification, de l'intellect et de la tolérance. Il avait toujours fait du mépris des autres, une force, une émulation pour avancer encore et toujours. Que les suprématistes s'enhardissent, il se moquait bien des outrages. Là dessus il se contenta de hausser les épaules :

" Je plaide coupable. Ma mère était une Sylvaine, une charmante chasseresse des Monts neigeux d'Höolost, quant à mon père je ne saurais vous le dire ... Si ce n'est que j'ai rapidement acquis la certitude qu'il était mortel "

- Rieur, il désigna son visage d'un signe de main. Oui il accusait plutôt bien ses neufs décennies, il n'atteindrait sans doute jamais l'âge vénérable des Elfes, mais il avait encore du temps devant lui. L'idée d'être l'immortel lui semblait de toute façon bien ennuyeuse , il aimait bien ce statut. Il aimait border les frontières. Etre placé entre deux vagues, deux peuples ... A la beauté et au charisme d'Elennä, il devina sans peine ses origines, celles d'une Haut-elfe de sang pur. Mais il s'abstint de se prêter aux petites flagorneries de seconde zone, son regard était de toute façon, assez éloquent. Il trouva tout de même intéressant de pousser l'investigation. Prenant une longue gorgée d'hypocras, les yeux clos durant quelques secondes, il releva le menton. Une chose était sûre, il ne buvait pour se saouler ou s'humecter le gosier, il savourait. Ou peut-être réfléchissait-il ? Sur cet étrange état "méditatif", vint donc sa question :

" Et vos parents ? Qui sont-ils ? j'imagine que pour rejoindre les rangs armés et être équipée de telles lames vous ne devez pas être n'importe qui ... "

La piéger de la sorte pouvait sembler particulièrement sournois, mais le demi-elfe restait un incorrigible fripon, à ses heures. Après tout, une discussion aussi pouvait-être un duel, sous bien des aspects. Il était tombé sur une interlocutrice qui ne manquait pas d'esprit, c'était rare et les mystères dont elle se nimbait avaient quelque chose d'excitant. Difficile de le nier, de tous, Earombor aimait les intriguants.
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MessageSujet: Re: - Songe sur l'onde, chaos au fond du godet - ( Elënna / Eärómbor ) Dim 7 Avr - 10:01


« Le remède à l'ennui, c'est la curiosité. La curiosité elle, est sans remède... »

L’homme semblait fasciné par les lames. Il n’en saisit qu’un. Après tout, il n’avait pas tort, car les deux lames étaient semblables, jumelles même. Son regard ne lâchait pas le métal, alors qu’il soupesait le sabre, puis prit la place de la belle derrière l’arme. Esquissant quelques gestes comme pour juger l’équilibre de celle-ci, Eärómbor parut convaincu et adressa un hochement de tête au lieutenant. Mais cela ne semblait pas suffire, il fendit alors l’air de la lame, écoutant les différents sons qu’elle laissait paraître dans ses attaques. A nouveau, un sourire s’étira sur ses lèvres, déclenchant un sourire chez la demoiselle sans qu’elle s’en rende réellement compte. Après cet examen précis, l’épéiste tendit le pommeau du sabre vers sa propriétaire.

" Très bonne lame, elle a un timbre particulièrement agréable à écouter. Plus que les percussions que constituent le heurt des fers, j'aime entendre l'acier fendre l'air. Puisque votre vieil ami perds le temps dont il aurait pu jouir en votre compagnie, je vais gagner le mien. "

Elënna prit les compliments pour elle. Ses meilleures amies s’en souciaient guère, seulement fidèle à leur maîtresse, alors elle en profitait elle. Un sourire éblouissant se posa sur son visage aux traits doux, saisissant du bout des doigts la lame pour la remettre dans son fourreau, près de sa sœur. Quel vieil ami ? Avec la danse du sabre dans les airs, la belle avait oublié ce qu’elle avait dit précédemment. Ha oui, celui qu’elle devait rejoindre, vieil ami qui était en fin de compte son informateur. Informateur qui s’était fait la malle ou n’avait même pas pris le soin de prendre la peine de venir. A cette pensée, les sourcils d’Elen se froncèrent alors que le brun répondait à sa question en haussant les épaules comme si rien ne pouvait l’atteindre.

" Je plaide coupable. Ma mère était une Sylvaine, une charmante chasseresse des Monts neigeux d'Höolost, quant à mon père je ne saurais vous le dire ... Si ce n'est que j'ai rapidement acquis la certitude qu'il était mortel. "

Elënna crut l’espace d’un instant avoir vexé l’homme mais son regard était rieur et un mince sourire n’avait pas quitté son visage, ce qui sembla rassurer la guerrière. Bien qu’un peu déçue qu’il ne partage pas son sang d’haut-elfe, elle sourit en apprenant qu’elle avait raison. D’un côté, il lui ressemblait un peu car il avait un parent elfique. Une sylvaine donc. Elen se posa une question d’un coup. Comment pouvait-on vivre quand on aimait un homme ? Non pas qu’elle était contre, mais comment la mère du bel homme avait pu supporter les regards cruels et les infâmes insultes ? Et lui ? Comment Eärómbor vivait-il cela ? Vivre en étant traité de bâtard tous les jours de son existence ne pouvait être bon, il l’avait certainement très mal vécu durant son enfance. Il était différent mais elle aussi. Elle aurait tout donné pour être à sa place, et lui ? Alors que l’esprit d’Elënna bouillait de questions, l’épéiste prit une gorgée de son vin, fermant les yeux. Puis il reposa une question :

" Et vos parents ? Qui sont-ils ? j'imagine que pour rejoindre les rangs armés et être équipée de telles lames vous ne devez pas être n'importe qui ... "

La belle haussa un sourcil. Cet homme venait de taper dans le mile, mais que répondre ? Jamais, ô grand jamais personne n’avait su son secret, personne n’avait décelé chez elle la moindre trace de royauté. Elle qui se promenait en combinaison de cuir moulante, des armes plaquées sur tout le corps, aboyant des ordres à ses hommes, elle qui n’était juste que le lieutenant des armées elfiques après tout. Posant ses lames à côté d’elle, elle se racla doucement la gorge et reposa son attention sur l’homme.

" Mes parents sont dans l’armée, comme moi, à de hauts postes. Ce sont eux qui m’ont offert mes lames lorsque je suis entrée dans l’armée pour suivre leurs traces. "

Ses propos puaient le mensonge, il n’y avait donc plus qu’à espérer que l’épéiste n’ait pas les sens aiguisés. Elënna n’avait pas honte de sa famille mais elle ne pouvait risquer de se faire remarquer et surtout qu’on n’apprenne d’où elle venait. Rapidement, la demoiselle pensa à la vie qu’elle aurait dû avoir. A toutes ces robes, ces bijoux et colifichets qu’elle aurait dû porter. A tous les bals, auquel elle aurait dû aller sans qu’on lui demande son avis. A toutes ces règles qu’elle aurait dû respecter. A toutes les choses qu’elle n’aurait pas pu faire. Aucun doute, elle ne regrettait en rien les choix qu’elle avait faits même si sa famille lui manquait. Par réflexe, elle saisit une des mèches brunes de ses cheveux colorés et l’enroula autour de ses doigts. La blondeur qu’elle cachait était la seule chose qui pouvait la trahir à par sa langue.

" Vous savez, chez les Haut-Elfes, les personnes ayant des hauts rangs ne peuvent pas entrer dans l’armée. Les jeunes qui sont nés dans un milieu modeste seront acceptés en tant que soldat mais pas un prince ou autre. Je dois avouer que trouves cela complètement absurde et que je suis bien contente de ne pas être fille du roi de Rigbarddan. "

Prenant son verre du bout des doigts et le portant à ses lèvres, la belle en prit une gorgée, récupérant ensuite de sa langue, une goutte ayant perlé au coin de sa bouche. Elle reposa son verre et planta son regard dans celui du brun.

" Et vous ? Où avez-vous appris à manier l’épée de cette façon ? "

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