Les Terres de Neïdrilh
Bonjour à toi, ô nouvel arrivant ! Tu viens d'arriver sur les Terres de Neïdrilh, un monde où se mêlent créatures fantastiques et terrifiantes, une certaine magie et des paysages fascinants... Ambiance conviviale et nouvelle intrigue lancée, n'hésitez pas à venir faire connaissance et à vous lancer dans cette aventure extraordinaire.
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Old friend, when will you fight me? (PV Gilh)

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MessageSujet: Old friend, when will you fight me? (PV Gilh) Ven 18 Jan - 23:43


Rare étaient les moments où le vieil elfe se présentait aux Câmrân pour le travail. Encore plus rare étaient les moments où il visitait le vieux guerrier en simple visite de courtoisie. Enfin, une visite de courtoisie était un grand mot. Quelques années plutôt, les deux hommes avaient accepté un défi amical, un combat qui n’aurait pour but que d’éprouver l’autre. Cependant, le vieux chef ayant ses responsabilités et l’elfe ses contrats, cet affrontement avait toujours été retardé au grand malheur des deux challengers. Firian avait du temps libre devant lui, ses derniers temps il était plus occupé à ses recherches personnelles qu’à la traque d’ennemis. Ce fut pendant l’une de ces recherches qu’il repensa à ce vieux duel. Réalisant que le vieil homme voyait son temps compté car il n’avait pas ce don qui pouvait être aussi une malédiction qu’était l’immortalité, il décida qu’il était temps pour cet affrontement. Ce fut donc une longue marche que débuta l’elfe, voulant utiliser ce pèlerinage pour se recueillir avant le défi. Bien sûr, il ne fallait pas sous-estimer le vieillard, lui qui avait la force d’un ours aurait tôt fait de démolir le guerrier si celui-ci se laissait frapper à répétition. Mais l’elfe avait une vitesse et une endurance à l’effort plus grande. Il ne sentait pas les effets affaiblissants du temps sur son corps car, contrairement à beaucoup d’elfes, Firian augmentait sa charge d’entrainement d’année en année. Il était vrai que le guerrier passait de plus en plus de temps à s’entrainer, voulant dépasser les limites de son corps.

Ce fut sous sa longue cape et le visage masqué qu’il entra dans le village, peu de différence à son habitude. Bien que l’on n’avait pas l’habitude de l’attaquer, sa présence attirait souvent les regards suspicieux, les mères retenant leurs enfants qui voulait en savoir plus sur l’étrange personnage au masque des arcanes. Avec les années, l’homme au masque des arcanes était devenu son surnom, laissant un vent de mystères sur ses réelles compétences. Pourtant, lui-même ne savait pas si ce masque, l’un des objets que son ancien maître lui avait laissé avant de partir, avait quelque chose de particulier. En silence il avançait vers le palais principale, celle de Gilh’Or. Il y entra sans hésitation, comme s’il y était attendu. Bien sûr, il avait choisit un moment où il savait que le vieux guerrier serait seul. Après avoir facilement passer les gardes, qui savaient bien que l’homme ne venait que très rarement sans convocation, il s’assit devant lui en silence et le regarda dans les yeux tout en retirant délicatement son masque. Sa voie était à la fois aussi douce que les brises qui parcours la forêt elfique et aussi dur que le fer de ses lames.

-Bonsoir vieil ami. Comment vont les vieux os?

Un petit sourire amusé se dessina sur ses lèvres. Pas le type de sourire qui vous nargue et se moque de vous. Non, c’était l’un de ces sourire amical et sans malice. Mais bon, le vieux chef savait bien que l’elfe n’était pas du genre fourbe, lui qui faisait aussi régner la loi à sa manière. Même une personne comme Gilh pouvait le confirmer, il était des plus rare de voir Firian sourire. Portant sa main à sa ceinture, il sortit un petit sachet très odorant, un sachet de thé.

-Nous devons êtres les deux seuls à encore apprécier ce thé… Les temps changent Gilh’or, les gouts et le mœurs aussi…

Puis, pendant que le thé infusait, il sortit l’une de ses lame doucement, lui montrant l’inscription sur celle-ci. Puis posant son regard turquoise dans le siens, il dit d’un air grave.

-Resquiescat in pace… cette phrase signifie repose en paix dans une vieille langue humaine qui est aujourd’hui ignoré de tous. Je n’ai pas envi de prononcer ces mots sur ta tombe avant de t’avoir affronté vieil ours.

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MessageSujet: Re: Old friend, when will you fight me? (PV Gilh) Sam 19 Jan - 9:56

C'était une journée calme. L'une de ces journées où aucun garde ne venait le réveiller à l'aube pour lui annoncer les méfaits causés par Seosaph sur leurs aéronefs commerciaux. L'une de ces journées où il s'éveillait seul, sans plus d'obligations que les habituelles. Sans plus de tracas en ce jour que le précédent. Il était donc seul, sans compter son majordome et son cuisinier, le second préparant ce que le premier allait lui déposer dans son salon privé. Baillant et s'étirant, la mine réjouie, il alla se faire un brin de toilette dans sa salle d'eau. L'eau chaude coula et le savon à l'huile d'olive moussa sur son corps large, barré de cicatrices anciennes. Il s'inspecta le thorax et y vit ses muscles détendus, un peu ramollis avec le temps. Il eut un sourire maigre, de ceux qui se voulaient rassurant envers soi-même. Intérieurement, il essaya de se convaincre qu'il ne vieillissait pas. Mais toute son anatomie prouvait le contraire et il abdiqua face à sa vision. Il n'avait que trente-huit années derrière lui, mais déjà la jeunesse de ses vingt ans s'effilochait et ne serait bientôt plus qu'un lointain souvenir.

Le corps lavé de sa sueur nocturne, il se revêtit. Il se passa une simple chemise ocre, aux broderies argentées et rouges, laissant voir la pilosité de sa poitrine car largement ouverte dans le haut par quelques boutons d'argent délaissés volontairement. Il retroussa les manches larges, enfila un caleçon et d'humbles braies de la couleur de la terre. Laçant les ficelles à ses chevilles épaisses, et ensuite ses chausses souples, il s'admira dans le haut miroir des pieds à la tête. Il lui sembla voir sa stature s'affaisser, ce qui ne lui plut guère, mais apprécia les quelques cheveux blancs garnissant ses tempes, et lui donnant un air sage selon lui. L'âge venu, il eut l'impression de voir son propre père dans son reflet. A cette pensée, il se dit qu'il devrait bientôt s'atteler à une tâche tout aussi importante que les occupations militaires, politiques et commerciales auxquelles il s'adonnait quotidiennement ; celle de se trouver une femme digne, pour engendrer la descendance Rwênoskraj. Son père avait trouvé sa mère à un âge bien plus avancé, guidé par l'amour et non le besoin d'un héritier du trône, mais dans le cas du fils Gïlh'Or, il lui faudrait chercher dans cet unique but. Qui pouvait savoir que Gïlh'Or rencontrerait l'amour assez vite, sinon les dieux ? Selon le principal concerné, il n'y avait pas de place pour les sentiments dans sa vie. L'idée d'être en couple n'évoquait rien d'agréable pour lui. Prendre une femme ne serait, à ses yeux, qu'accomplir son devoir, ni plus ni moins. Beaucoup diraient que Gïlh'Or manquait de cœur. C'était faux. Son cœur était simplement dirigé vers d'autres choses, tel que son peuple tout entier, et il ne se sentait pas capable de le partager à une seule et autre personne. C'était donc toujours dans cette optique obtus qu'il se mariera et assurera le futur du clan Câmrân.

Le chef alla dans son salon et y vit, comme chaque matin, le plateau d'argent recouvert de ses mets favoris. Des petits gâteaux de miel et d'amandes côtoyaient un ravier de cerises et de groseille ainsi qu'une pomme verte. A côté se trouvait sa théière remplie d'eau bouillante et une tasse en cristal, ainsi que plusieurs boîtes de bois contenant chacune une sorte de thé. Pour aller avec les fruits rouges, il se prit un thé de fruits rouges à la note acidulée du citron au fond du palais, histoire de bien s'éveiller les sens. Comme toujours, il but d'abord son thé à peine sucré, avant d'entamer les aliments qui, eux, étaient élevés en sucre. S'il ne respectait pas cet ordre, il ne goûterait alors plus le goût subtil de ses infusions et n'y retirerait aucun plaisir.

Le dernier gâteau ingurgité, il se leva, laissant le plateau vide excepté quelques miettes au majordome, et décrocha du mur l'une de ses pipes de sa collection. La plupart, il ne les utilisait pas ; elles étaient de bois d'if, en chêne, ou en bois de bouleau ou fait d'ébène, et décorées d'or, d'argent, et même que l'un de ces ustensiles à fumer portait fièrement un petit diamant et deux petites émeraudes. Cette dernière ne bougeait de ses crochets que pour être dépoussiéré délicatement par son possesseur. Gïlh'Or en avait d'autres, bien moins jolies, qu'il emportait pour les voyages - mais celles-ci n'avaient plus été emportées dans sa besace depuis très longtemps... Il prit donc l'habituelle, en bois de chêne, et ne portant qu'un peu d'argent incrustée. D'une boîte posée sur l'étagère, il sortit son tabac parfumé, bourra la pipe, frotta du silex contre un peu de paille dans un pot de bronze et alluma l'outil de bois. La fumée dégagée l'enveloppa rapidement et, d'un pas lent car tranquille, il sortit de son salon pour aller fumer à une fenêtre, histoire d'admirer le soleil levant. Un plaisir si simple mais si essentiel à son bien-être. Il pouvait alors vaquer à ses rêves de voyages, qui revenaient inlassablement.

Toutefois, ce calme n'annonçait rien d'autre que de l'agitation. Il n'avait plus connu de longues heures paisibles depuis des lustres et s'était mis spécialement à cet endroit pour laisser quiconque le déranger. En toute conscience, il savait qu'il aurait bientôt une visite, mais, au moins, il avait pu s'éveiller à son aise, et cela changeait tout. Bientôt, il entendit une voix familière. Ah. Ce serait donc ce genre d'agitation... Avec un sourire amusé, il répondit à une très vieille connaissance. « Ne me parle pas de vieillesse, elfe. Ma mort ne sera que physique, tu le sais. Mon nom survivra éternellement. » Si l'elfe l'avait vu passer du gamin jouant à l'épée de bois au chef d'aujourd'hui dont les rides s'accumulaient doucement sur le visage, lui, il n'avait connu que cet elfe aux muscles déjà bien formés. Pour sa part, il ne vit aucune modification apparente sur l'elfe, et en ressentit presque une certaine jalousie. Il ne put remarquer que le regard toujours plus dur, année après année, qui trahissait quelque part les agissements obscurs de son ami. Gïlh'Or ne releva pourtant pas cette constatation. Le savoir lui suffisait. En parler n'était pas nécessaire. Si Gïlh'Or lui avait déjà demandé ses services une seule fois, il ne pensait pas y avoir recours de sitôt.

L'elfe millénaire sortit de son sac un sachet, qu'à l'odeur légère Gïlh'Or reconnut comme étant du thé. Au moins, à ce sujet, Gïlh'Or s'entendait bien avec les elfes. Malheureusement, peu d'entre eux apprécierait la compagnie d'un métamorphe, car parfois trop jeunes, trop rancuniers ou trop bornés pour s'ouvrir à un membre de l'espèce ennemie. A cela, Gïlh'Or riait, car pour lui l'adversité envers ces êtres de la forêt de Sûnaï n'avait jamais fait partie de sa vie. Il devait assumer les erreurs de ses ancêtres... Tout en essayant de faire preuve de bonne volonté pour amener les deux peuples à s'apprécier de nouveau complètement. D'où son idée d'inviter les deux peuples elfiques de Sûnaï à se joindre à l'expédition vers l'océan et un pays espéré. Peut-être, non, sûrement, Firian était au courant de cette histoire. Ils auraient tout le temps d'en discuter. Firian engagerait certainement le sujet lui-même.

Son majordome, passant par là, avait amené une autre théière, pas celle de Gïlh'Or qui lui était personnelle, mais une plus belle, pour les invités de marque. Le serviteur ne salua pas Firian, ou si discrètement que le chef de Câmrân n'en vit rien. S'il n'apprécia pas ce manque de courtoisie, il ne put lui en vouloir ; le majordome avait ouï dire des actes de l'elfe et avait réagi très violemment. Si Gïlh'Or avait réussi à obtenir son silence, il n'avait jamais pu lui soutirer de la sympathie. Il n'en avait rien dit à Firian, de peur que ce dernier ne décide d'éliminer une potentielle menace, dans la crainte que son secret ne soit révélé par le majordome. Gïlh'Or prenait un risque, mais se sentait assez apte pour assurer les arrières de son ami. Le majordome s'en alla froidement aussi vite qu'il était arrivé. Le chef des métamorphes de la terre tira sur sa pipe ; le parfum lourd du tabac s'enroula tel un serpent autour des effluves douceâtres du thé elfique. Le mélange était agréable au nez de Gïlh'Or.

« M'affronter ? Tu m'as bien regardé ? Je doute être encore en mesure de te battre... Je n'ai plus ma fougue d'antan ni ton expérience. » A son sourire, on put voir qu'il ne se pensait pas si incapable. Il roula ses épaules et se pencha pour servir le thé dans deux tasses jumelles. « Mais si tu insistes... A ta santé. » Il but, calmement, sans lâcher l'elfe de son regard rieur.

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MessageSujet: Re: Old friend, when will you fight me? (PV Gilh) Sam 19 Jan - 14:05


La première réplique du vieil home fit doucement rire l’elfe, bien qu’il avait raison tout ne serait différent. Peu à peu l’elfe refusait de plus en plus de contrat, le peu de dirigeant qui n’étaient pas corrompu n’aimait pas se rendre jusqu’à la solution finale pour régler de réels problèmes. Pourtant le tout ne déplaisait pas à l’homme, qui n’avait jamais aimé mettre fin aux jours des gens, le faisant bien plus pour éviter que d’autre jeunes soient témoins de massacres aussi atroces que ceux du passé. Puis il repensa à cette invitation que l’ours avait fait aux peuples elfiques, cette expédition vers l’inconnu. Bien sûr, l’elfe était des plus intéressé, combien de temps s’était-il passé depuis qu’il n’avait pas entreprit un long voyage sans avoir à faire couler le sang. Toutes ces pensées qui parcouraient son esprit lui rappelaient à quel point il était lui-même vieux. Cette vieillesse inexplicable des elfes aux autres races. Alors que le corps semblait totalement en santé, l’esprit vacillait doucement, cherchant des failles pour s’échapper de ce monde qui ne leurs plaisait plus. Vous souvenez vous des elfes qui ne sont plus? Non, bien sûr que non. Qui voudrait se rappeler de vieux fou ne sachant plus parler convenablement? Telle était la malédiction des elfes, ces êtres immortels qui verraient leur esprit les trahir avant la fin. Puis, le majordome s’approcha des deux hommes avec une belle théière pour préparer le thé. Juste à son regard, il était évident que l’homme savait beaucoup de chose sur les activités de l’assassin. Sans hésiter une seconde, l’elfe posa son regard dans celui du serviteur et dit doucement.

-Certaines choses doivent être faites même si elles nous répugnent…

Retournant vers Gilh qui devait certainement avoir comprit de quoi il parlait. Doucement il reangea sa lame et continua la conversation en attendant le thé.

-Moi aussi je commence à me faire vieux Gilh, la différence chez un elfe c’est que la vieillesse ne se voit pas… elle se sent ici, dit-il en touchant sa propre tempe. Un jour l’on dira que je n’étais qu’un fou, et on oubliera mes implications dans les premières guerres, les contacts que j’ai fait pour les différents monarques et qui j’étais réellement. C’est le prix à payer pour être jeune de corps à jamais.

Puis le thé fut prêt, buvant en bavardant de tout et de rien, l’elfe apprécia grandement ce moment. Lui qui n’avait pas beaucoup d’occasion de faire du social dans sa vie trouvait rarement des gens avec qui il aimait prendre du temps. Puis cette histoire de voyage lui revint en tête, pourquoi pas après tout. Il n’avait plus de contrats et ne désirait pas en prendre de si tôt. En effet, la motivation pour ce métier était de moins en moins présente, car il ne lui avait pas permis de trouver ce qui avait déclenché la folie des guerres du passé. Surement que les protagonistes du conflit étaient mort depuis longtemps, mais il aurait voulu comprendre pourquoi tant de sang versé. Peu importe, il se devait de penser à autre choses pour l’instant.

Après que le chef eut accepté le défi, les deux hommes se regardèrent avec un air amusé. Depuis longtemps l’elfe n’avait pas sentit cette sensation de défi couler en lui. Bien qu’il n’en paraissait rien, il était plus que fatigué de cette vie et ce défit le revigorait totalement. Buvant le thé en silence il jugeait rapidement l’état de l’homme, qui malgré ses dires, ne semblait pas si amoché que ça. Un manque de pratique tout au plus, mais il savait bien que le méta morphe aurait tôt fait de retrouver sa force d’antan lorsqu’il croiserait le fer de nouveau. Après que le thé fut terminé, l’elfe se leva et dit avec le sourire aux lèvres.

-Une règle, pas le droit de retenir ses coups. Nous avons tous les deux besoin d’un véritable défi pour une fois.


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MessageSujet: Re: Old friend, when will you fight me? (PV Gilh) Lun 21 Jan - 23:15

« Retenir mes coups ? Cher Naraldeth, penses-tu réellement que je compte faire cela ? M'insulterais-tu ? »

Si ces paroles auraient pu être teintées d'amertume, elles n'en avaient pas une seule trace, mais s'écoulaient empreintes d'humour et de provocation taquine. Amusé comme il ne l'avait plus été depuis longtemps, Gïlh'Or but la dernière lampée de sa tasse de thé, déposa le récipient sur la table basse et se leva de son siège. Il s'étira, lentement, profondément, tout en poussant un bâillement à s'en décrocher la mâchoire. Il ignora l'elfe par la suite, se retirant dans une pièce non loin. N'ayant pas invité Firian à le suivre, il sut qu'il ne le suivrait pas, et put à son aise admirer sa vieille armurerie personnelle. Plusieurs de ces armes étalées sous ses yeux prenaient clairement la poussière et n'avaient plus été engagées dans un combat ou même un entraînement quelconque. Certaines étaient des héritages de la famille Rwênoskraj, dont la hache favorite qui avait constamment été accrochée au ceinturon de son grand-père. Jusqu'à sa mort, la hache de guerre à double tranchant y était restée, avant d'être entreposée ici-même pour ne plus jamais être utilisée. Devenue plus un symbole qu'une arme, elle vivait sa vieillesse éternelle en faisant hommage à un grand guerrier de jadis.

Nostalgique, Gïlh'Or laissa l'un de ces doigts glisser sur la lame d'une épée. D'une valeur inestimable, car créée par les elfes. Elle était extrêmement vieille mais, de part sa qualité purement elfique, elle n'avait jamais subi aucun dommage, aussi immortelle que ses créateurs. Toutefois, elle n'avait pas été un cadeau, juste le butin de guerre d'un de ses aïeuls dont le nom était affiché sur un laiton d'or cloué au meuble où l'épée était placée : Korven Rwênoskraj. Un nom qui avait marqué les âges et les Mémoires de Thanyaliel. Violemment dérobée à un commandant elfique de l'époque, il y a de cela plusieurs décennies, elle était un symbole d'honneur et rappelait qu'un ancien chef de Câmrân avait tué un elfe de haut rang lors de la Métimadagor, la plus grande guerre inter-raciales que ces terres aient connu. Gïlh'Or eut un sourire fade, et finit par revenir vers les armes qui lui avaient toujours appartenu mais n'avaient pas spécialement d'histoire, exceptée la sienne. Son passé.

Il vit la dague que son père lui avait offert à l'un de ces anniversaires, marquant ainsi son arrivée à l'âge considéré adulte. Cette dague représentait pour Gïlh'Or un changement brutal dans sa vie, nécessaire, qu'il avait toujours su qu'il vivrait. Il la décrocha du mur, l'inspecta, puis la reposa rapidement. Elle n'honorerait pas les qualités en terme de combat de Firian Naldareth. Seule une épée digne de ce nom pouvait lui faire face pour un duel épique, cependant, il ne put prendre l'épée millénaire datant de la Bataille Ultime. Il se rabattit alors sur l'arme qui ne l'avait jamais déçue, même si celle-ci, contrairement à beaucoup d'autres lames, avait tranché peu de gorges et transpercé peu de poitrines. Si cette journée ne rajouterait aucune gorge ni poitrine à sa liste, elle pourrait peut-être s'abreuver de sang elfique. Gïlh'Or ne désirait pas tuer l'elfe, et ne s'en sentait pas capable, le voyant comme un ami. Mais n'avait-il pas émis la règle de ne pas retenir ses coups ? En son plus profond intérieur, Gïlh'Or sut que sa propre vie s'écoulerait à moitié de ses veines et que l'elfe ne serait d'aucune pitié. Il empoigna alors son épée, du nom de Sleisen, et crut sentir un souffle de vigueur lui parcourir le bras jusqu'à l'échine. Si le cri ne fut pas réel, il n'en fut pas moins puissant ; celui de l'ours retentit dans sa tête, tel le hurlement de rage d'un animal prêt à mourir dignement. Sa propre voix.

Ce cri devint alors vrai. En un état second que Gïlh'Or avait cru oublié, il était ressorti en courant de l'armurerie, tenant fermement Sleisen. La lame brilla sous les rayons du soleil naissant et on aurait pu imaginé que l'éclat soit rouge du sang d'autrefois. Ce ne fut pas un homme qui attaqua l'elfe ; ce fut un ours, enragé, l'écume aux lèvres, expulsant un véritable cri de guerre proche de celui d'un grizzly en colère.

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MessageSujet: Re: Old friend, when will you fight me? (PV Gilh) Lun 28 Jan - 22:52


Alors que le vieil ours quitta pour allez prendre les armes, l’elfe se dirigea vers l’arène. Dans un silence des plus profonds, il s’assit en plein centre et médita sur le combat qui était à venir. Assit les jambes croisées, ses lames posé sur ses cuisses, il ferma les yeux dans une douceur des plus absolu. Alors que son esprit remontait le temps et l’espace, chaque bataille, chaque coup donné, chaque mort lui revenait à l’esprit. Ayant déjà eut affaire à des combattant terrestre il savait bien qu’il n’avait que très peu de chance de rivaliser au niveau de la force brute. Même si sa puissance musculaire avait été légèrement augmentée par son ancien maître, il était loin de rivaliser avec le puissant ours qu’il allait affronter. C’est alors qu’il remonta jusqu’à son apprentissage, alors que son maître lui apprenait non seulement la magie, mais quelques techniques de combat dont les elfes d’ébènes étaient si fier.

C’était une nuit des plus sombres, sans lune et sans étoiles. Dans cette obscurité grandissante seuls les yeux des deux elfes, du maître et de l’apprenti, brillait faiblement. Marchant face à face en formant un cercle parfait, tout semblait trop calme et trop silencieux pour que ce soit réel. La nature elle-même redoutait ce genre de situation. Alors que la mort semblait se posé au milieu du cercle d’entrainement le maître fut le premier à bouger. Sans un bruit, comme un courant d’air invisible, il avança vers son élève. Aucune hésitation, aucune retenue, l’élève fit de même et rapidement un premier choc de lame retenti dans la vaste plaine. Les étincelles jaillirent alors que les deux combattants reprirent leur distance, préparant une autre attaque. Sans même prendre leur souffle le combat reprit, chaque coup semblait des plus violents, laissant apparaitre des étincelles sous la puissance des chocs. Vitesse, force, endurance, voilà ce que le maître cherchait à créer chez son apprenti. Les entrainements si intenses étaient de réelles réussites avec Firian, sur qui il pouvait facilement tester ses nouvelles découvertes en magie pour augmenter sa capacité d’apprentissage. Peu à peu la vitesse des du maître s’accélérait, ce qui donnait de plus en plus de fil à retordre à l’élève car il ne pouvait utiliser sa vision pour repérer son ennemi. Chaque pas, chaque sifflement que produisaient les lames créant des courants d’air, chaque frottement de tissu sur la peau, l’apprenti devait tout entendre, tout sentir, tout pressentir. Alors que les lames glissait à quelques centimètres de son visage, car il réussissait à les éviter de justesse. Ce qui était unique de ces entrainements n’étaient pas leur rigueur et le fait qu’il poussait le jeune elfe sur le mince fil entre la vie et la mort. Ils lui apprenaient un tout nouveau style de combat, un style qui était né dans les profondeurs des cités d’ébènes, un style dont peu de gens pouvait se vanter de connaître. Cet art était à l’origine un style de combat dénudé d’arme, poussant l’artiste à devenir une arme vivante. Utilisant paume, point, coude, genou, tibia, pied, même la tête pouvait être utilisé si besoin. Ce style de combat des plus violents qui se rapprochait presque à la perfection au Muay Tai était des plus performants parmi les styles que le vieux mage avait rencontrés. Donc, en ajoutant le style de combat à l’épée jumelle de Firian, le vieil homme avait réussit à rendre cet art encore plus meurtrier. Cependant il y avait un mais, c’était un style basé sur la vitesse et la finesse, en aucun cas le jeune combattant ne pouvait faire prévaloir la force brute. Peu à peu son style s’aiguisait, gagnant en rapidité et en précision, lui qui à l’origine avait souvent fini les entrainements sur le seuil de la mort était maintenant apte à survivre et à donner du fil à retordre à son vieux maître. De plus en plus violents, chaque coup esquivé aurait pu être mortel. Entre les deux elfes une rivalité se créait, le maître voulant conserver son statut de professeur et l’élève voulant le surpasser. Tout était une question d’esquive, en aucun cas l’un de deux ne devait se laisser toucher par l’adversaire. Pendant plusieurs heures ils continuèrent ce combat, enchainant coup après coup pour déstabiliser l’adversaire qui s’épuisait peu à peu. Ce fut à l’aube que le combat termina, le maître arrêtant l’élève pour lui enseigner un peu plus de son art. Se retrouvant dans la demeure de l’elfe d’ébène, il regarda Firian avec un petit sourire amusé.

-Tu as aujourd’hui atteint les limites de mon enseignement, à partir de ce jour je ne t’enseignerai plus l’art du combat. Nous nous concentreront sur ta capacité à maîtriser les arcanes. Je vais terminer ta formation au combat avec une dernière technique, une technique qui te servira seulement si tu n’es pas en mesure de vaincre. Si tu l’utiliser, tu risqueras la mort ou la paralysie totale.

Le vieux maître se leva et prit ses armes en silence, se mettant dos au pantin d’entrainement, il donna avec vitesse un puissant coup au pantin derrière lui, juste sous les côtes de façon à ce que la lame remonte vers le cœur.

-Lorsque ton ennemi t’attaquera, tu lui laisseras une ouverture sur ton dos. Entraine le près de toi, laisse le vaincre ce petit duel grâce à cette ouverture. Au moment où son coup s’abattra, à ce moment précis où il savoura sa victoire sur toi, perce lui le cœur et les poumons d’un coup. Tant qu’à mourir, ne meurt pas seul Firian. Ne laisse jamais un ennemi crier sa victoire sur toi.

Ouvrant les yeux dans un silence de mort, l’assassin savait comment utiliser cette technique sans tuer sa proie. Maintenant, après des siècles d’entrainements, il pouvait maîtriser son coup pour éviter les parties vitales. Cette technique, il avait du l’utilisé une fois par le passé, contre un colosse de l’armée humaine pendant la grande guerre.

Tout d’un coup, alors qu’il se remémorait les vieux souvenir de sa jeunesse, quelque chose le ramena à la réalité. Un cri, un cri bestial et puissant. C’était lui, pensa-t-il en se levant, c’était le début de ce duel.
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MessageSujet: Re: Old friend, when will you fight me? (PV Gilh) Lun 18 Fév - 18:34

Cette seconde, comme une éternité. L'homme-ours courait comme s'il avait les fouets de l'enfer aux trousses, s'élançant avec une détente que seul un métamorphe d'un animal puissant pouvait offrir à ses adversaires. Gïlh'Or ne le savait pas, mais il faisait honneur à l'image de son aïeul Korven Rwênoskraj, le terriblement célèbre homme-ours noir de la Bataille Ultime, qui avait terrassé tant d'ennemis, chez les elfes comme dans le Clan du Ciel. Il lui faisait honneur tandis qu'il exécutait un bond sans grâce, tout en force et en rage, brandissant son épée au-dessus de sa tête tel un marteau s'abattant bientôt sur l'enclume. Les genoux dans les airs, l'un d'eux quasiment contre sa large poitrine, ses pieds à plus d'un mètre du sol, il apparaissait animé d'une seule chose : la soif de vaincre, la soif du sang que seuls les ours sauvages pouvaient ressentir avec une telle intensité. Si les loups la connaissaient, eux, ils avaient l'esprit de la meute ; l'ours était seul avec sa rage, seul face à ses ennemis, vaillant solitaire face à tous les obstacles du monde, ce qui le rendait effroyablement plus enragé, plus déterminé à vaincre car seule sa vie dépendait du dénouement du combat. Sa vie. Unique chose essentielle dans cet univers...

Un cri, une seconde, les choses tournoyèrent dans l'esprit de Gïlh'Or. Étai-il ce chef dont les quarante années ne tarderont point à s'affaler sur ses épaules ramollies ? Ou était-il encore ce jeune guerrier, terminant son entraînement du jour, et désirant à tout prix vaincre son propre maître d'armes ainsi que son père ? Était-ce ses vieux os qu'il entendait craquer alors qu'il sautait sur l'elfe, son vieil ami ? Ou était-ce les échos d'autrefois lui renvoyant les craquements sinistres des squelettes qu'il avait broyés ? L'odeur de sang qu'il humait dans l'air était-elle seulement réelle ? Son cerveau bouillonnait, l'adrénaline provoquait une érosion lente, douloureuse et excitante dans ses veines, contre ses muscles rouillés. Il pouvait sentir la sueur de l'elfe, un parfum naturel et boisé, tant ses sens furent furieusement en éveil, si soudainement que cela aurait pu le déstabiliser. Au lieu de cela, il fut émoustillé de part et d'autres de son être physique, il crut sentir un vent à la fois caniculaire et glacé le long de son échine, provoquant des frissons dans tout son dos et le long de ses bras. Ses poils foncés se hérissèrent sur son corps entier ; il crut alors s'être transformé en son animal totem, grand et fort comme un chêne, mais non. Sleisen était toujours serrée dans son poing, sa lame frappée de vieux coups oubliés, la garde sertie d'une pierre précieuse éclatante malgré son ancienneté, brillante au soleil levant telle l'éclat de l'astre lui-même.

Korven, Gïlh'Or, les ours de l'Histoire à la combativité sans relâche. Cependant, si Korven aura son nom figurant dans les mémoires encore longtemps, Gïlh'Or n'avait rien commis d'immémorable aux yeux des siens en ce qui consistait la guerre. Ni bravoure, ni férocité n’apparaitront auprès de son nom dans les manuscrits des scribes de ce temps. Il était politicien, pas guerrier. Il faisait honneur à son ancêtre, mais il n'en était toutefois que le pâle reflet, le reflet d'un héros. Les bras levés au-dessus de son crâne, de son visage déformé par l'impatience de percer et de trancher des artères, il sautait. Une seconde plus tard, comme une éternité, il fut à deux doigts de fracasser son épée sur le front de l'elfe, à deux doigts !




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MessageSujet: Re: Old friend, when will you fight me? (PV Gilh) Ven 1 Mar - 17:13


Une seule seconde, c’était tout ce qui avait séparé l’assassin millénaire de la mort. Cette seconde passa comme mille ans pour Firian. L’attaque venait de haut, elle était aussi lourde que cette météorique qui est venu éteindre le règne des dinosaures. Millimètre après millimètre, la lourde lame tombait vers l’elfe qui sentait ses muscles se tendre et réagir immédiatement à son commandement. Tout commença par les muscles de ses pieds qui se contractèrent pour stabiliser la position de l’assassin et lui donner une meilleure mobilité. Puis, un peu plus haut, les muscles jumeaux se contractèrent rapidement, devenant aussi solide qu’un ressort que l’on écrase au maximum. Puis se fut le tour des cuisses de se contracter, créant ainsi un fléchissement des jambes qui eut pour effet de découper tous les muscles entrainé quotidiennement. Continuant de monter, les abdominaux se contractèrent à leur tours, ceux-ci donnant une puissance significative aux jambes lors d’un saut. Puis ce fut au tour des bras, des épaules et des dorsaux à se contracter et à s’activer sous l’ordre de l’elfe.

Alors que l’assassin effectuait un puissant bond sur la gauche, il utilisa sa lame droite pour dévier le puissant coup qui fendit l’air avant de s’effondrer au sol, fissurant la pauvre pierre qui se trouvait sur son chemin. En vitesse, l’elfe prit position, plaçant ses pieds de manière à ce que son équilibre soit maximisé. Rapidement, il se déplaça vers la gauche, créant un tracé circulaire où il pourrait jouer avec son ami et tenter de trouver une faille dans son dos. En quelques secondes, il vit du coin de l’œil l’imposante épée se diriger vers lui, à la hauteur de la tête. Il fut automatiquement obliger de s’accroupir sans hésitation, surtout s’il voulait garder sa tête sur les épaules. Décidément, le vieux dirigeant avec encore sa force d’antan, ce qui n’allait pas déplaire à l’assassin. Sans un bruit, Firian utilisa le fait que ses jambes étaient déjà accroupies pour se lancer vers sa cible. D’un geste habile, gracieux, même presque trop beau pour sembler dangereux. Le temps sembla s’arrêter, les corps semblait bouger au ralentit alors que les deux guerriers pouvaient voir leurs tous leurs muscles s’activer à la dure tâche qui leur était imposé. Alors que les millisecondes passaient une à une, la lame de l’assassin semblait flotter littéralement sur l’air, comme s’il ne la tenait plus.

Puis, le temps repris son cours, enfin sembla reprendre son cours après ce petit intermède d’adrénaline qui avait créé ce semblant de distorsion. La lame sembla couper quelque chose, mais le guerrier ne prit pas le temps de voir ce qu’il avait touché avec le coup qui était beaucoup plus efficace qu’il pouvait en avoir l’air. Sans hésiter, il utilisa l’Armure du vieil ours pour s’éloigner d’un coup de pied bien placé et retomba en position de garde, sachant bien qu’il ne pourrait pas se permettre d’encaisser plus de cinq ou six coups de ce massif ambulant.
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MessageSujet: Re: Old friend, when will you fight me? (PV Gilh) Lun 11 Mar - 22:10

L'odeur du sang. Que cela lui déplaisait de sentir son propre sang qui s'écoulait, vermeil, sous son œil... Encore une cicatrice de plus. Les lames elfiques en laissaient de biens belles, d'une finesse rare, sur les chairs ennemies. L'estafilade s'entrecroisait avec une autre cicatrice, large et grossière contrairement à celle causée par Firian, et bien plus vieille, datant d'un souvenir devenu flou avec le temps. Celle-ci le défigurait presque, traçant une épaisse marque rouge horizontalement, une blessure qui, plus profonde, aurait coupé l'arête de son nez dans sa largeur. Le cartilage avait échappé de peu à une véritable boucherie. Une plaie cicatrisée depuis belle lurette, donnée par un métamorphe aérien particulièrement puissant, tellement puissant d'ailleurs qu'il n'avait pu en venir à bout seul... Il n'avait pris aucun plaisir à ce duel, mais cette cicatrice était devenue comme une espèce de trophée éternel, à jamais lié à ses traits faciaux. Pourtant, Gïlh'Or ne l'aimait pas, car ça n'avait pas été un duel de plaisir, qui lui avait laissé un sentiment d'honneur et de bravoure, puisqu'il n'avait pas été mené à un contre un, donc pas à la loyale. Sa vie avait été en jeu et on avait « sauvé » l'unique fils et héritier du règne de Câmrân, rien de plus. Un homme dont le nom restera ignoré pour toujours, bafoué par les besoins irrépressibles de la populace de s'inventer des petites légendes, des histoires embellies pour plaire au monde, et cet homme dont tous les honneurs lui revenaient étaient tout simplement mort. Mort, enterré et oublié. Gïlh'Or, et la famille du défunt, devaient être les seules personnes à connaître la véritable histoire.

Le sang coula en un fin tracé jusque dans son col, imbibant le haut de la chemise d'écarlate. On ne pouvait pas dire que la blessure toute fraîche lui causait une douleur à proprement parlé, mais le picotement sur sa joue le fit grimacer, non pas de mal, d'un mélange de honte et de frustration plutôt. Il essuya du revers de sa manche, la souillant, cette sève rouge malvenue, et enfonça un regard sombre dans celui de l'elfe. Un public extérieur ne pourrait y voir des amis de longue date. Il semblait que la haine roulait sous les pupilles de l'homme-ours. Chose fausse, il n'avait que la rage féroce de vaincre et fixait son adversaire comme un obstacle à ce qu'il voulait ardemment obtenir pour l'instant.

« Bien. La force contre l'agilité, hein ? Tu m'as semblé moins vif qu'autrefois... Les elfes pourraient-ils finalement se rouiller aussi ? » dit-il, un demi-sourire en coin plein de cynisme étirant ses lèvres.

Sur ces mots, il s'élança à nouveau. Dans son élan, on aurait pu croire voir cet ours foncer droit vers sa proie ; lourd de brutalité, pourtant si agile dans sa course, paraissant pouvoir bondir tel un chevreuil ou encore un lièvre. Une seconde fois, Sleisen fut levée, dressée fièrement pour toucher le soleil naissant, le bras droit s'écartant vers la gauche pour donner un coup en oblique. Une courbe diagonale, suivant la constellation d'Andromède d'un geste ample, dans l'unique but de trancher de haut en bas la poitrine de l'elfe.

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Old friend, when will you fight me? (PV Gilh)

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